La criminalité féminine devant la Cour d'Assises de l'Hérault (1811-1870)

par Perrine Dubois

Thèse de doctorat en Histoire du Droit et des institutions

Sous la direction de Pascal Vielfaure.

Soutenue le 16-12-2014

à Montpellier 1 , dans le cadre de École doctorale Droit et science politique (Montpellier ; 2010-2014) , en partenariat avec Dynamiques du droit (Montpellier) (laboratoire) et de Dynamiques du droit / DD (laboratoire) .

Le président du jury était Éric Gasparini.

Le jury était composé de Pascal Vielfaure, Éric Gasparini, Martial Mathieu, Leah Otis-Cour.

Les rapporteurs étaient Martial Mathieu.


  • Résumé

    La criminalité féminine est marginale, atypique et paradoxale dans l'Hérault comme au niveau national. Marginale car la femme ne correspond qu'à un sixième des accusés. L'Hérault ne fait pas exception avec ses quinze pour cent d'accusés de sexe féminin. Atypique par rapport aux crimes supposés féminins. Bien que certains crimes semblent plus spécifiquement féminins car ils sont liés à la maternité et à la conjugalité, la participation des femmes à tous les autres crimes permet de relativiser le concept de criminalité féminine. Dans l'Hérault, bien que relativement absente de la criminalité, la femme est surreprésentée en matière d'infanticide, d'avortement et d'empoisonnement. Toutefois, sa participation aux atteintes contre la propriété (vol) et à certaines atteintes contre les personnes (coups et blessures, etc.) nuance l'existence d'une criminalité spécifiquement féminine. Il en résulte que la criminalité féminine est paradoxale, parce que les « faibles » femmes supposées incapables de commettre des crimes violents (leur rôle social les protégeant) accomplissent cependant les crimes qui comptent parmi les plus atroces. La contradiction réside aussi dans l'indulgence des sanctions réservées aux femmes auteurs de ces crimes. Il est difficile d'admettre que chaque sexe aurait des prédispositions pour commettre tel ou tel crime. La criminalité est davantage le résultat de facteurs criminogènes qui dépendent de circonstances sociologiques, économiques, psychiques et biologiques, communs aux deux sexes.

  • Titre traduit

    Women’s criminality for The Assize Court in Herault (1811 – 1870)


  • Résumé

    Women's criminality keeps marginal, atypic, and paradoxical, in the department of Herault as on a national level. « Marginal » because women only squares with five sixths of the accused. Herault is not an exception ,with its fifteen per cent of female accused. « Atypic » in relation to the supposed female crimes..Although some crimes seem more specifically feminine because they are linked with motherhood and conjugal life, the women's contribution to any other crime allow the concept of « women's criminality » to be softened. In Herault,even though the woman is rather absent from criminality, she is over-represented concerning child murder, abortion, or poisoning. However, her contribution to breaches against properties ( robberies), and to people ( assault and battery) moderates the existence of a specific female criminality. So the outcome is that female criminality is « paradoxical » because « weak » women, meant unable to commit violent crimes (their social part protect them from killing), commit the crimes which are ranked among the most abominable. The contradiction consists in the leniency of the punishments against women who have committed such crimes too. It is difficult to admit that each sex would have propensity to such or such a crime. Criminality is more the result of factors which depend on sociological, economical, psychic and biological circumstances, common to both sexs.


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