Habiter : sciences, phénoménologie et herméneutique à partir de Gaston Bachelard et Maurice Merleau-Ponty

par Cyrille Mickala

Thèse de doctorat en Philosophie (métaphysique, épistémologie, esthétique)

Sous la direction de Jean-Jacques Wunenburger.

Soutenue le 13-06-2014

à Lyon 3 , dans le cadre de École doctorale de philosophie (Lyon) .

Le président du jury était Maryvonne Perrot.

Le jury était composé de Jean-Jacques Wunenburger, Jean-Philippe Pierron.

Les rapporteurs étaient Maryvonne Perrot, Chris Younès.


  • Résumé

    Est-il encore possible de vivre et d’habiter l’espace aménagé et construit en particulier, quant à considérer le déluge technoscientifique et industriel qui détermine et influence le domaine de l’architecture moderne ? Le rationalisme et le fonctionnalisme d’une certaine tendance de l’architecture moderne en intégrant les progrès technoscientifiques et industriels dans le monde de la maison, semble condamner l’expérience d’habiter à une crise irréversible. L’activité architecturale se voulant conforme aux progrès scientifiques et techno-industriels, elle impose à l’expérience pratique de la maison et préscientifique des lieux de vie, des normes de vie découlant de la seule raison. C’est en général une architecture et un urbanisme modernes abstraits et fonctionnalistes qui se développent en suivant la voie de l’objectivité rationnelle ouverte par Galilée et Descartes, ils maîtrisent, administrent et esthétisent le tout du monde ainsi que toutes les expériences humaines à l’espace en les dépouillant des considérations poétiques, mythologiques et affectives. Ainsi, la construction des institutions humaines d’habitation devient dans l’identification de la crise d’habiter, un « processus technologique prosaïque dérivant directement de la raison mathématique, d’un diagramme fonctionnel, ou d’une règle de combinaisons formelles » au désavantage de l’expérience concrète d’habiter. Mais si l’architecture n’a pas affaire qu’à elle-même, si elle n’est pas une pratique qui trouve sa fin en elle-même puisqu’elle s’ouvre vers l’autre, comment peut-on philosophiquement toujours espérer habiter authentiquement, originairement et poétiquement le monde et l’espace de la maison en particulier ? La philosophie, par l’approche phénoménologique et herméneutique à partir de Gaston Bachelard et Merleau-Ponty, présente pour l'expérience moderne d'habiter, des voies significatives originales qui permettent de répondre à la crise qu’elle connait. En renouvelant autrement que par la seule connaissance rationnelle les relations de l'homme à l'espace, elle se présente comme une voie remarquable de ré-compréhension, de relecture et de ré-enchantement de l’expérience originaire d’habiter le monde, la ville et l’espace de la maison.

  • Titre traduit

    Living in : sciences, phenomenology and hermeneutics from Gaston Bachelard and Maurice Merleau-Ponty's point of view


  • Résumé

    Is it still possible to inhabitate and live the laid out and constructed space in particular, as for considering the techno and industrial flood that determines and influences the field of modern architecture? Rationalism and functionalism of a given trend of modern architecture by incorporating techno and industrial progress in the world of home, seems to condemn the experience of living in an irreversible crisis. The architectural activity wanting to meet scientific and techno-industrial progress, it requires practical experience in home and prescientific places of life, of living standards arising from the only reason. It is a general an architecture and a modern, abstract and functionalist urbanism that develop along the path of rational objectivity initiated by Galileo and Descartes, they control , manage and aestheticize the whole world and all human experience to space by stripping poetic , mythological and emotional considerations. Thus, the construction of human institutions housing becomes in identifying the crisis of living a «prosaic and technological process deriving directly from the mathematical reason, a functional diagram, or a rule of formal suits «in drawback of the concrete experience of living. But if the architecture does not matter to itself, if it is not a practice that is an end in itself because it opens to another, how can we still philosophically hope to authentically, originally and poetically live the world and the space of the house in particular? Philosophy, by phenomenological and hermeneutic approach inheritated from Gaston Bachelard and Merleau-Ponty presents to the modern experience of living, original significant ways that respond to the crisis it faces. Renewing differently more than the only purely rational knowledge the relations of man to the space, it presents itself as a remarkable way of re- understanding, rereading and re-enchantment of the original experience of inhabitating the world , the city and the space of the house.

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