L’empreinte du septénaire : mise en discours et énonciation, Genèse 1-11 et Apocalypse 5-8

par Jean-Claude Giroud

Thèse de doctorat en Sciences du langage

Sous la direction de Odile Le Guern.

Le président du jury était Bruno Gelas.

Les rapporteurs étaient Michel Costantini, Pierre-Marie Beaude.


  • Résumé

    De quelle mise en discours procède l’ensemble des récits pluriels qui narrent les « origines » dans le livre de la Genèse de la littérature biblique pour composer ce qui est présenté comme un « cycle » ordonné ? Cette question conduit à formuler l’hypothèse selon laquelle le premier récit de création ou « septénaire des jours » constitue, tel un paradigme, un système apte à ordonner le déploiement des récits suivants (Gn 2 à 11). Surtout, l’originalité de ce système est de mettre en place des mécanismes d’orientation vers une instance d’énonciation, constituant ainsi une « empreinte ». Et la mise en discours des textes qui suivent dispose, par les parcours discursifs, des « formants-signifiants » d’ordre « figural » propres à rappeler cette empreinte et à fonctionner comme autant d’indicateurs de l’instance d’énonciation. Enfin, au terme du livre biblique, le septénaire des « sceaux » (Apocalypse 5-8) vient réexposer le paradigme, récapituler le « figural », renouveler l’indication de l’instance d’énonciation et redéfinir l’orientation vers cette instance. La mise en discours opère ainsi, par le figural, un véritable « nouage » entre les grandeurs figuratives et l’instance d’énonciation. En son figural, la figure devient achoppement balisant la lecture, orientant le lecteur pour le conduire au plus près des postures des sujets de l’instance d’énonciation.

  • Titre traduit

    The footprint of the septenary : discursivization and enunciation, Genesis 1-11 and 5-8 Apocalypse


  • Résumé

    What procedure of discursivization makes it possible to present the ensemble of varied narratives recounting “origins,” in the book of Genesis of the biblical literature, as an orderly “cycle”? This question leads to the formulation of the hypothesis that the first story of creation, the “septenary of days,” constitutes, as a paradigm, a system capable of structuring the deployment of the following narratives (Gn 2 – 11). The originality of this system consists, above all, in putting in place mechanisms of orientation toward an instance of enunciation which constitutes a “footprint.” Then, the discursivization of the subsequent texts, by means of the discursive path, employs “formant-signifiers” of the “figural” order, likely to recall this footprint and to function as so many indicators of the instance of enunciation. Finally, at the end of the biblical literature, the “septenary of seals” in the book of Revelation (Apocalypse 5-8) reexposes the paradigm, recapitulates the figural, renews the indication of the instance of enunciation, and redefines the orientation toward this instance. Thus, by means of the figural, discursivization ties a veritable “knot” between figurative values and instance of enunciation. In its figural, the figure becomes a stumbling stone along the path of the reading which orients the reader, leading him as close as possible to the positions of the subjects of the instance of enunciation.

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