Die Neue französische Linke von 1958- 1968 : Engagement, Kritik, Utopie

par Susanne Götze

Thèse de doctorat en Langues, littératures et civilisations

Sous la direction de Ulrich Pfeil et de Mario Keßler.

Le président du jury était Frank Bösch.

Le jury était composé de Frank Bösch, Andreas Wilkens.

Les rapporteurs étaient Jean-Paul Cahn, Uwe Puschner.

  • Titre traduit

    La Nouvelle Gauche française de 1958 à 1968 : engagement, critique, utopie


  • Résumé

    Cette thèse de doctorat étudie les courants politiques de la Nouvelle Gauche dans la période 1958 jusqu’à 1968, qui se sont développés en France à la fin des années 1950, au-delà des structures des partis déjà établis et de la pensée traditionnelle socialiste. Selon le concept développé par Pierre Bourdieu du « champ social », l’analyse met en avant – dans l’optique de développement des concepts alternatifs de la société – des interactions entre les structures du nouveau Parti Socialiste Unifié (PSU), des intellectuels, des clubs politiques, des magazines (classique Nouvelle Gauche), ainsi que des mouvements culturels (tels que les situationnistes). Le point commun de ces différents acteurs est qu'ils ont développé, et ce avant les émeutes de 1968, des nouvelles approches théoriques de l'objet de travail, d’un «socialisme démocratique», de la démocratie directe, du colonialisme, l'auto-gouvernement, le public, et la relation entre l’art et la politique. Les mouvements intellectuels, artistiques et politiques de la « Nouvelle Gauche » se sont positionnés contre la logique de la «mentalité de camp» de la guerre froide et ont développé leurs propres programmes politiques d'une « troisième voie » au-delà du dogmatisme marxiste et de la démocratie socialiste réformiste «discrédité» dans les pays occidentaux industrialisés. La recherche est guidée par la question des discours et des débats sur une «troisième voie» ou un «socialisme démocratique» qui ont eu lieu à l’époque – par contraste au modèle soviétique et des concepts démocratiques et socialistes établi en Ouest. La question qui se pose est la suivante : pour quelle raison les intellectuels, artistes et politiciens ont renoncé à faire partie du discours dogmatique du PCF ou celle-ci du SFIO qui a fait partie de gouvernement et rejoint des nouvelles pensées et non-dogmatiques et pourquoi et comment ils sont commencé à développer des concepts d`une « troisième voie » entre les fronts existants de la guerre froide ? Dans ce contexte, il est également probable d’avoir des nouvelles réponses sur la question évoquées comment la gauche «non-dogmatique» ou «Nouvelle Gauche» était l’impulsion et «incubateur théorique» pour les troubles en mai 1968.


  • Résumé

    This work examines the political tendencies of the "Nouvelle Gauche" in France in the period 1960-1968, which have developed (or : constituted themselves) beyond the established party structures and conventional (or better: traditional?) socialist paradigms since the end of the 1950s. Based on the concept of the "Social Field" developed by Pierre Bourdieu, the interactions between the new party structures (Parti Socialiste Unifié), intellectuals clubs, magazines (classic Nouvelle Gauche) as well as cultural movements shall be studied from the viewpoint of developing alternative approaches for the society. These different actors have in common that they developed before the riots of 1968 new theoretical approaches to the subject of work, "democratic socialism", direct democracy, colonial policy, self-government (or better: self-administration?), the public and the relationship between art and politics. The intellectual, artistic and political movements of the "new left" opposed the logic of "camps mentality” of the Cold War and developed their own political programs of a "Third Way" beyond the Marxist dogmatism and the "discredited" reformist social democracy in the Western industrialized countries.This work combines policy- and cultural-historical problems, which are handled by methods of the critique of ideology as well as discourse analysis, and starts with the foundation of the Parti Socialiste unifié (PSU) in 1960, that acted as "the amalgam of the discarded" and as "new left". 18 months before, the party Socialiste Autonome (PSA) was founded, whose followers had broken away from the socialist SFIO and are placed now in the political landscape of France between SFIO and PCF.Usually, the focus of previous studies has been and is still the history of parties in the context of international and domestic political events (war in Algeria, appeasement in the era of Khrushchev, transition from the Fourth to the Fifth Republic, rebellions in Eastern Europe against the Soviet domination). In contrast, this work shall on the one hand deal with the political, extra-parliamentary, intellectual and artistic field of the "Nouvelle Gauche" under programmatic and intellectual historical point of view, and on the other hand work out biographical and social interdependencies. The question which discourses and debates about a "Third Way" or a "democratic socialism" were held – in contrast to the Soviet model and Western social democratic or socialist concepts – is prepended this investigation. The question is risen for which reasons intellectuals, artists as well as politicians seceded from the dogmatic course of the KPF, joined undogmatic, new ways of thinking and started to develop "Third Ways" between the existing fronts of the Cold War. With respect to this background, new answers are expected to the problem how the outlined "Undogmatic" or "New Left" has been impulse and "theoretical incubator" (bin mir nicht sicher, ob das im englischen geht) for the rebellions in May 1968.

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