Des esclaves makua et de leurs descendants aux Comores

par Ali Tabibou Ibouroi

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Sudel Fuma.

Soutenue le 26-03-2014

à La Réunion , dans le cadre de École doctorale Lettres et sciences humaines, Droit économie gestion, Sciences politiques (Saint-Denis, La Réunion) , en partenariat avec oies (laboratoire) .

Le jury était composé de Sudel Fuma, Yvan Combeau, Barthélémy Mandjakahery, Iain Walker.


  • Résumé

    L'Archipel des Comores composé de quatre îles : Grande-Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte dont le premier peuplement remonte au premier millénaire avant Jésus Christ, a connu l'esclavage avant la traite et la colonisation française qui commence. Les fonctions principales de l'esclavage dans ce petit pays au bout du monde sont agricoles et domestiques. Mais contrairement aux autres pays, c'est la rareté des documents écrits et le silence absolu des habitants qui prédominent face à ce phénomène. L'esclavage va connaître une croissance fulgurante avec le phénomène de la traite et l'histoire coloniale. De nombreux Mozambicains sont déversés dans les îles : les uns pour répondre aux besoins des bras dans l'économie agricole coloniale basée sur la culture des produits de rente ; les autres pour partir par la suite dans d'autres pays, et plus particulièrement l'île de La Réunion. Les Africains d'origine mozambicaine sont connus aux Comores sous le nom de Makua. Après un survol rapide de d'histoire générale de l'esclavage aux Comores, la thèse se penche spécifiquement sur la traite de Makua pendant une période précise d'un siècle : 1870 à 1970. L'analyse aborde successivement les aspects liés à la route, les perceptions, l'occupation des espaces, l'intégration et l'apport de Makua. L'abolition officielle de l'esclavagisme était diversement appréciée à l'image actuelle du pays dont les séquelles de cette histoire douloureuse sont toujours visibles jusqu'à enfanter ce que l'on appelle communément l'esclavage moderne.

  • Titre traduit

    No english title available


  • Résumé

    The Comoro Archepelago is composed of four Islands: Great Comoro, Anjouan, Moheli and Mayotte, whose first population, goes back to the first century BC, has known slavery before the slave trade and the beginning of French Colonization. The main functions of slavery in this little country at the end of world are mainly agricultural and domestic work. But contrary to the others countries, written documents are scarce and an absolute silence of the inhabitants prevail in front of this phenomenon. Slavery was going to have a steady growth with this phenomenon of the slave trade and colonial history. A lot of Mozambicans are brought to the islands: some to respond to the need of labor in the agricultural colonial economy based on the culture of commercial products; others to be sent to other countries, and more particularly to la Reunion Island. The Africans originated from Mozambique are known in the Comoros under the name of wamakua (from makua). After a quick glance of the general history of slavery in the Comoros, the thesis focuses specially on the makua slave trade in a specific period of a century: from 1870 to 1970. The analysis deals successively on the different aspects linked to the route, the perceptions, the occupation of space, integration and the makua contribution. The official abolition of slavery was differently appreciated with regard to the present image of the country the remains of which of this painful history are always visible until the birth of what is commonly known as Modern slavery.


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