Mendiants et personnages de rue dans la peinture chinoise des Ming (1368-1644) et des Qing (1644-1911)

par Alice Bianchi

Thèse de doctorat en Arts

Sous la direction de Frédéric Wang et de Cédric Laurent.


  • Résumé

    Cette étude porte sur une tradition picturale méconnue, celle des Liumin tu (portraits d’errants, de mendiants, etc.), et se propose d’analyser et de définir ce genre avant qu’il ne sombre dans l’oubli général. Cette tradition se rattache à l’œuvre de Zheng Xia (1041-1119) qui, en 1074, soumit au trône un mémoire accompagné d’une peinture représentant les victimes d’une famine, pour demander des secours et dénoncer l’origine politique de la crise. La première partie de ce travail est consacrée au prototype du genre et à sa postérité directe : les mémoires illustrés, produits à partir de l’époque Ming par des fonctionnaires. Nous nous sommes interrogée sur les procédés employés pour décrire et mettre en image la catastrophe et ses victimes, mais aussi sur les fonctions de ces ouvrages et leurs modalités de transmission. Au XVIe siècle, apparaissent également des peintures qui présentent, à côté des réfugiés, des mendiants et d’autres déclassés. Au moins deux grands types émergent : les œuvres qui s’attachent à souligner les souffrances de ces gens, et celles les dépeignant dans des situations comiques ou grotesques. Dans la deuxième puis la troisième partie, nous suivons parallèlement le développement de ces deux traditions aux époques Ming et Qing. Il est apparu que si certaines œuvres décrivent les misères de ces chemineaux pour indigner et émouvoir le spectateur, comme les mémoires illustrés, d’autres présentent les maux de la société à travers ces personnages. Les peintres pouvaient combiner ces deux niveaux de commentaire dans une même œuvre et tenir plusieurs discours, suivant les situations auxquelles ils étaient confrontés et le public auquel ils s’adressaient.

  • Titre traduit

    Beggars ans Street Characters in Ming (1368-1644) and Qing (1644-1911) Dynasties Painting


  • Résumé

    This dissertation focuses on a neglected tradition in Chinese painting known as Liumin tu (images of refugees, beggars, etc.), and proposes to define and analyze this genre, lifting it from general oblivion. This tradition is associated with Zheng Xia, who, in 1074, submitted a memorial to the throne along with a painting of disaster refugees in order to request assistance and denounce the misguided politics of the time. The first part of this study is devoted to the genre’s prototype and to a selected group of illustrated memorials produced by officials during the Ming and Qing period. The examples analyzed prompt an inquiry into the methods used to describe and paint disasters and their victims, the functions of these works, and their modes of transmission. In the 16th century, paintings appear that also present, alongside refugees, beggars and other street characters. At least two types emerge during this era: paintings endeavoring to highlight the plight of these people, and those depicting them in comic or grotesque situations. The second and third parts of this dissertation follow the developments of these two latter genres. It emerges that, while some works deploy the misery of these vagrants to move the viewer and fill him with indignation, as the illustrated memorials do, others instead aim to portray the ills of society through these same characters: beggars symbolizing those who beg for favors; blind people serving as a metaphor for people blinded by power and glory, and so on. Painters could combine these two levels of commentary in the same work and take different stances, depending on the situations they faced and the public they addressed.


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  • Détails : 2 vol. (804 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p.467-522. Notes bibliogr. Index

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