La mouvance communiste arménienne en France : entre adhésion au PCF et contemplation de l'Ararat : les "rouges" de la communauté arménienne de France, des années 1920 aux années 1990

par Astrig Atamian

Thèse de doctorat en Langues, littératures et sociétés du monde

Sous la direction de Claire Mouradian.

Le jury était composé de Claire Mouradian, Sophie Coeuré, Ralph Schor, Charles Urjewicz, Claude Pennetier.

Les rapporteurs étaient Sophie Coeuré, Ralph Schor.


  • Résumé

    En décembre 1920, en même temps que l’Arménie était soviétisée, la Section française de l’Internationale communiste (SFIC) – Parti communiste français (PCF) à partir de 1922 – naissait du Congrès de Tours. Les réfugiés arméniens qui arrivent en France au début des années 1920 – originaires de l’Empire ottoman et rescapés, pour la plupart, du génocide orchestré par les Jeunes-Turcs – vont être doublement sollicités par le monde communiste : par le PCF qui, trois ans après sa création, met en place des groupes de langue afin d’encadrer les travailleurs immigrés qui affluent sur le marché du travail après la Première Guerre mondiale, et par l’Arménie soviétique en tant qu’entité diasporique d’une nationalité intégrée à l’URSS. Tandis que le PCF, à travers son groupe de langue arménienne, veut amener les Arméniens à prendre part aux mouvements sociaux qu’il impulse, et accroître chez eux le sentiment internationaliste, le pouvoir soviétique, use, à l’inverse, du sentiment national présent en diaspora afin de mieux y contrecarrer l’influence des partisans d’une « Arménie libre et indépendante ». Ce que l’on nomme « mouvance communiste arménienne » est la partie de la communauté arménienne de France composée d’un noyau dur d’Arméniens encartés au PCF et qui, par cercles concentriques s’élargit aux sympathisants, aux prosoviétiques puis à ceux qui soutiennent l’Arménie « fût-elle soviétique ». Disputant, dès les années 1920, le contrôle de la communauté arménienne à la Fédération révolutionnaire arménienne (FRA) - parti qui dirigeait la République d’Arménie renversée par les bolchéviques et qui s’était reconstitué en exil – la mouvance communiste arménienne de France disparaît avec la chute de l’URSS.

  • Titre traduit

    The French armenian communist movement : between adherence to the French Communist Party and contemplation of Ararat : the "reds" of the Armenian community of France from the 1920s to the 1990s


  • Résumé

    In December 1920, while Armenia was being sovietized, the French Communist Party (PCF) was founded during the Tours Socialist Congress. Armenian refugees arriving in France in the beginning of the 1920s, mostly survivors of the genocide committed by the Young Turks in the Ottoman Empire, were going to be doubly requested by the communist world : on the one hand, as migrant workers requiring orderly organization, they are taken in charge by the PCF and on the other as a diasporic entity of a nationality now included in the USSR, they are also targeted by Soviet Armenia. Unlike the PCF which aims at involving Armenians in social struggles and increasing their internationalist feelings, Soviet power takes advantage of patriotic feelings spread among diasporic armenians in order to better thwart "free and independent Armenia" supporters’ influence. Made of PCF members and more broadly prosoviet Armenians, this so-called "French Armenian Communist movement” fade away with the collapse of the USSR.


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