Aux confins du travail industriel, les free parties : réflexion socio-filmique sur une déviances temporaire

par Alexandra Tilman

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Joyce Sebag.

Soutenue le 03-06-2014

à Evry-Val d'Essonne , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'Homme et de la Société (Sceaux, Hauts-de-Seine ; 2015-....) , en partenariat avec Université d'Évry-Val-d'Essonne (Etablissement opérateur d'inscription) .

Le président du jury était Bruno Péquignot.

Le jury était composé de Joyce Sebag, Bruno Péquignot, Florent Gaudez, Stephen Bouquin, Stéphanie Genty, Douglas A. Harper.

Les rapporteurs étaient Florent Gaudez.


  • Résumé

    Lorsqu’elles apparaissent dans les années 1990 au sein des zones abandonnées par la production, les free parties, nouvelle forme de contre-culture industrielle, rassemblent des jeunes de tous horizons et traversent les frontières, de l’Angleterre à la France puis plus loin en Europe. Dans la ville du Havre, à laquelle je me suis spécifiquement intéressée, il existe des résonances particulières, tant dans la forme que dans le fond, entre le monde ouvrier et industriel et ces fêtes clandestines, organisées en totale autonomie. C’est devant les murs d’enceintes d’une de ces fêtes, que je rencontrerai Miloo, qui deviendra la figure centrale de cette thèse socio-filmique : celle des jeunes, fils et filles d’ouvriers, vivant dans les zones rurales ou péri-urbaines, qui ont trouvé, pour un temps, leur place dans cet univers en marge venant parfois combler un manque dans une existence marquée par des formes d’errance zonarde. Mais si ce phénomène juvénile unificateur reflète une certaine mixité sociale, cette expérience temporaire ne supplante pas, lors du passage à l’âge adulte, les divisions classiques socioprofessionnelles inégalitaires. Alors émerge une tension problématique face à la question du travail, là où le désir de se réaliser se heurte aux multiples obstacles sociaux. Face à cette tension, dans le film Cadences réalisé pour cette thèse, la trajectoire de Miloo pose la question du glissement entre marginalité et délinquance.

  • Titre traduit

    On the confines of the industrial work, the free parties : a socio-filming reflection on a temporary deviance


  • Résumé

    When they appeared in the 1990s at the heart of abandoned production zones, free parties, a new form of industrial counter-culture, assembled young people of all horizons and crossed borders, from England to France and then further in Europe. In the city of Le Havre, a city I specifically focused upon, there are special resonances, as often in the form as in the substance, between the working-class and industrial world and these clandestine parties, organised in total autonomy. It’s in front of the wall of speakers of one of these parties that I would meet Miloo, who would then become the central figure of this socio-filming thesis: one of the young individuals, the sons and daughters of the working-class, living in rural or peripherally urban zones, that found, for awhile, their place in this marginal world that at times comes to fill a void in an existence marked by forms of wandering by those who inhabit these zones. But if this unifying juvenile phenomenon reflects a certain social mixity, this temporary experience does not supplant, once one has passed from childhood into adulthood, the classic socio-professional inequality and divisions. So emerges a problematic tension regarding the question of work, there where the desire to be fulfilled comes up against multiple social obstacles. Faced with this tension, in the film Cadences produced for this thesis, Miloo’s trajectory asks the question of shifting between marginality and delinquency.

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Aux confins du travail industriel, les free parties : réflexion socio-filmique sur une déviance temporaire


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