Les «rites paradoxaux» dans la religion publique romaine

par Nicolas Corre

Thèse de doctorat en Religions et systèmes de pensée

Sous la direction de Nicole Belayche.

Le président du jury était John Scheid.


  • Résumé

    Le sacrifice sanglant permet la communication entre les hommes et les dieux par le biais d'une offrande comestible. Si cette pratique est au centre de la piété romaine, une certain nombre de rites s'en éloigne. Aussi, depuis le milieu du XIXe siècle, les chercheurs ont-ils distingué dans la religion publique des rites dits magiques d'autres considérés comme plus religieux. Avec le réexament récent de la notion de magie, cette opposition a tendu à s'estomper sans que l'on ait gagné en clarté. Pour désigner les rites qui échappent au modèle sacrificiel ( les Lupercalia, les Robigalla, Tacita muta, la deuotio, les «sacrifices» humains, etc. ), les manuels récents utilisent des termes vagues - «étranges», «bizarres», etc. - sans expliciter plus avant ce qui caractérise ces cérémonies. Ce mémoire de doctorat interroge ce flou taxinomique. Nous avons choisi d'appeler paradoxaux les rites par lesquels un être vivant est séparé du monde profane, mais avec plus ou moins d'écarts rituels par rapport au rite de sacrifice sanglant posé en doxa. Pour mieux comprendre la signification de ces pratiques paradoxales, l'outil interprétatif mis en oeuvre est celui des «rites de passage». L'exploitation des différentes modalités de circulation entre le monde des hommes et celui des dieux permet de proposer une classification raisonnée de ces rites dits étranges. 1. Certains mettent en scène, sur le modèle sacrificiel, l'interaction entre les hommes et les dieux. 2. D'autres insistent davantage sur la distance qui doit séparer les deux mondes. 3. Enfin, un dernier type de rites établit, avec la collaboration des dieux, des relations entre Rome et un ʿAilleurs' marginal

  • Titre traduit

    «Paradoxal rites» in the public roman religion


  • Résumé

    The bloody sacrifice enables communication between men and gods through an eatable intermediary. Although this pratcice is that the core of Roman piety, plenty of rites get away from it. Thus, scholars who studied the public Roman religion since the mid-ninetheenth century have distinguished bewteen the so-called magical rites and others labeled as more religious. Going with the recent re-examination of the notion of magic, such and opposition is vanishing, through there is no gain in clarity. Rites that do not fit exactly with the sacrifitial model (i. E. The Lupercalia, the Robigallia, the Cerealia, Tacita muta, the devotion, the human «sacrifices», etc. ) are vaguely qualified in recent studies as "odd", "strange", etc. , whitout deeper inquiry on the characteristic features of these ceremonies. This PhD tackles this taxonomic irresolution. As a heuristic model, we designate as paradocal rites those through which any living is separated from the profane world, whith more or less deviations from rites of the bloody sacrifice set as a doxa. In order to enlighten the meaning of such 'paradoxal' practices, we propose to use the "rites of passage" as the interpretative tool. Analysis of the diverse processes for passing from the human to the devine world drives towards a rational typology of these rites generally qualified as being strange. 1. Some rites stage interaction bewteen human and gods on the sacrificial model. 2. Others put a focus on the distance that has to part the two worlds. 3. Lastly , a third types of rites sets relationship between Rome and a marginal ʿElsewhere', whith the collaboration of gods

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Informations

  • Détails : 1 vol. (604 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 559-598. Notes bibliogr. Index

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  • Cote : DOC 14.24
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