La relation intentionnelle dans la tradition aristotélicienne : étude de la réception des textes d’Aristote sur les corrélats psychiques

par Hamid Taïeb

Thèse de doctorat en Religions et systèmes de penséeLettres, Philosophie

Sous la direction de Christophe Erismann et de Alain de Libera.

Le président du jury était Alexandrine Schniewind.


  • Résumé

    Ce travail a pour but d’identifier, dans la tradition aristotélicienne, un type particulier de relation entre les activités psychiques et leurs objets, une relation intentionnelle, exprimant la pure visée, et donc irréductible tant à une relation causale qu’à une relation de conformité (ou « aléthique ») des activités psychiques à la réalité. Après une étude des relations psychiques chez Aristote lui-même, le travail se tourne vers la réception de ses textes, plus précisément vers la réception de Catégories VII et, surtout, de Métaphysique Δ, 15. Durant l’Antiquité déjà, certains aristotéliciens – Alexandre d’Aphrodise, les néoplatoniciens – ont admis, sous l’autorité de Métaphysique Δ, 15, un concept de relation intentionnelle dans leur psychologie. Au Moyen-âge, de nombreux auteurs ont procédé de même. Alors que certains philosophes, à commencer par Thomas d’Aquin, ont réduit la dimension relationnelle du psychisme à la causalité exercée par la réalité sur l’activité psychique ou à la conformité de l’activité psychique à la réalité, d’autres, notamment Duns Scot, ont reconnu, sur la base de Métaphysique Δ, 15, un type de relation à l’objet n’exprimant rien d’autre que la pure visée. À la fin du 19e siècle, Brentano lisait Aristote de la même manière: la relation intentionnelle, irréductible à une relation causale ou à une relation de conformité, a ses origines en Métaphysique Δ, 15. En somme, ce travail analyse, d’Aristote à Brentano, les liens entre intentionnalité, causalité et vérité

  • Titre traduit

    The intentional Relation in the Aristotelian Tradition : a Study of the Reception of Aristotle’s Texts on the Psychic Correlates


  • Résumé

    The aim of this work is to identify, in the Aristotelian tradition, a specific type of relation between the psychic activities and their objects, an intentional relation, which expresses the pure aiming at, and thus which is irreducible both to a causal relation and to a relation of conformity (or « alethic relation ») from the psychic activities to reality. After a study of the psychic relations in Aristotle himself, the work turns to the reception of his texts, more precisely to the reception of Categories VII and, above all, of Metaphysics Δ, 15. Already during Antiquity, some Aristotelians – Alexander of Aphrodisias, the Neoplatonists – admitted, under the authority of Metaphysics Δ, 15, a concept of intentional relation in their psychology. In the Middle Ages, many authors proceeded similarly. Whereas some philosophers, starting with Thomas Aquinas, reduced the relational dimension of the psychic to the causality that reality exerts on the psychic activity or to the conformity of the psychic activity to reality, others, notably Duns Scotus, recognized, on the basis of Metaphysics Δ, 15, a type of relation which expresses nothing else than the pure aiming at. At the end of the 19th Century, Brentano read Aristotle in the same manner: the intentional relation, irreducible to a causal relation or to a relation of conformity, has its roots in Metaphysics Δ, 15. In sum, this work analyses, from Aristotle to Brentano, the links between intentionality, causality and truth

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Informations

  • Détails : 1 vol. (426 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 393-424. Notes bibliogr.

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  • Bibliothèque : Campus Condorcet (Aubervilliers). Grand Equipement Documentaire.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : DOC 14.19
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