O progresso a cidade e as letras : o intelectual e a transiçâo do século XIX para o XX em Salvador da Bahia

par Cecília de Alencar Serra e Sepúlveda

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Christian Topalov et de Paulo César Borges Alves.

  • Titre traduit

    Le progrès, la ville et les belles lettres : l'intellectuel au tournant du XXe siècle à Salvador de Bahia


  • Résumé

    La présente recherche sur des sources documentaires étudie la façon dont cinq intellectuels de Bahia ont vécu et interprété le processus de modernisation lors du passage du XIXe au XXe siècle, mis en lumière dans les mesures d'urbanisation ayant influé non seulement sur le tissu urbain mais aussi sur les usages, pratiques et interactions sociales qui donnaient un sens à l'espace. Il s'agit d'une sociologie de l'intellectuel analysant la conduite de Silva Lima (1826-1910), Anna Bittencourt (1844-1930), Manuel Querino (1851-1923), Xavier Marques (1861-1942) et Cardoso de Oliveira (1865-1962) dans leurs œuvres respectives : A Bahia de Hâ 66 Anos (1907); Longos Serôes do Campo (1920); A Bahia de Outrora (1916); Boto e Cia / O Feiticeiro (1897/1922) et Dois Métros e Cinco (1905). Ces cinq écrivains aux vies distinctes ethniquement, socialement et professionnellement parlant, sont réunis dans un échantillon qui compose un riche tableau de la vie intellectuelle de Bahia à l'époque en question. Cette analyse est partie d'études antérieures ayant mis en relief la relation entre production intellectuelle et transformations urbaines. Ce champ de recherche soulève, dans le cadre méthodologique, le problème de la réification conceptuelle relevé dans la construction de l'intellectuel comme catégorie d'analyse et dans l'approche des textes comme sources de données. On observe d'une part la versatilité du statut intellectuel soumis à l'accès à certains groupes et critères de reconnaissance et, d'autre part, la nature dynamique des mémoires et romans publiés par les écrivains de Bahia qui, au-delà de la contrainte des supports matériels tels que livres et périodiques, réalisèrent des actions dans la sphère publique devant être envisagées selon une perspective historique. Ainsi, la recherche ne s'est pas limitée à une définition conceptuelle de l'intellectualité et a tracé le profil de l'intellectuel bahianais, examinant les espaces par eux fréquentés - les confréries et leurs critères de distinction, les milieux d'édition, les auditoires, le public, les éditeurs et directeurs de journaux. Elle a abordé les textes de ces écrivains non comme sources d'information passives mais comme événements historiques, actions politiques dans le milieu de la presse et de l'édition. La première partie de la thèse étudie le passage des intellectuels dans les sociétés abolitionnistes et républicaines, les associations littéraires, l'Institut Géographique et Historique de Bahia et les périodiques à grand tirage de la ville. La seconde partie, consacrée à l'analyse de contenu d'une publication de chacun des auteurs, aborde les transformations des modes de vie dans la ville de Salvador, intégrant l'expérience de rupture qui définit progrès et modernité à partir de la perspective des intellectuels bahianais représentés par ces cinq auteurs. Les textes ont révélé non seulement leurs opinions quant aux dommages et bienfaits de la modernisation, mais aussi leur expérience de vie dans la ville, contribuant à la phénoménologie du processus compris dans l'abstrait comme « modernité », soulignant les aspects pertinents des changements dans les formes de sociabilité tels que l'extinction de coutumes religieuses, l'affaiblissement de fêtes populaires, l'adoption du carnaval pour remplacer Ventrudo, et les nouvelles formes de rencontres dans les espaces ouverts au public (rues, places et espaces commerciaux) - aspects liés à la ségrération socio-spatiale qui allaient influencer la coexistence entre riches et pauvres.


  • Résumé

    This research on documentary sources investigates the way five intellectuals from Bahia, Brazil, lived and interpreted the process of modernization in the passage from the 19th century to the 20th century, evidenced in measures of urbanization that interfered not only in the urban fabric as well as in customs, practices and social interactions that gave meaning to the space. It deals with the sociology of intellectual which analyzes the performance of Silva Lima (1826-1910), Anna Bittencourt (1844-1930), Manuel Querino (1851-1923), Xavier Marques (1861-1942) and Cardoso de Oliveira (1865-1962) in the following works, respectively:/4 Bahia de Hâ 66 Anos (1907); Longos Serôes do Campo (1920); A Bahia de Outrora (1916); Boto e Cia /O Feiticeiro (1897/1922) and Dois Métros e Cinco (1905). The sample gathered five writers with distinct lives in ethnie, social and professional terms, composing a rich picture about the intellectual life of Bahia in the period in question. It was stimulated by previous studies which highlighted the relation between intellectual production and urban transformations. This field of research raises the problem of conceptual reification in the methodological sphere, confronted in the construction of "intellectual" as an analysis category and in the approach of the texts as data sources. On one side, it was observed the volubility of the statusof intellectual, conditioned by the access to certain groups and by criteria of récognition, and, on the other side, the dynamic nature of memoirs and of the novels produced by thèse writers that, beyond the imprisonment on media materials such as books and serial novels, constituted actions in the public sphere, claiming to be examinedfrom a historical perspective. Thus, the research isn't constrained to a conceptual definition of intellectuality, tracing instead the intellectual profile of Bahia, analyzing the spaces they frequented — their societies and their distinction criteria, the means of publication, the auditoriums, the audience, the editors and directors of newspapers. The research approached the texts of these writers as historical events, political actions in the printed media rather than as passive information sources. The first part of this thesis investigates the passage of intellectuals through abolitionists and republican groups, writers' coteries, in the Geographical and Historical Institute of Bahia and in the main periodicals of the city. The second part is devoted to the analysis of contents of a publication of each author, dealing with the thorough transformations that occurred in the dynamics of coexistence among citizens in the city of Salvador, thus outlining the sens of rupture which defines, from the perspective of local intellectuality, the coming of progress and modernity. The texts revealed not only the opinions of writers about the damage or benefits of modernization, but theirliving experience in the city, contributing to the phenomenology of the process abstractly understood as "modernity", emphasizing relevant aspects of changes in the forms of sociality such as the extinction of religious customs, the weakening of popular festivals, the adoption of Carnival replacing the "Entrudo", and new ways of meeting in open public spaces (streets, commercial spaces and squares) — aspects related to the process of socio-spatial segregation which interfered in the coexistence between rich and poor.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (303, 73 f.)
  • Annexes : Bibliogr. p.273-282. Notes bibliogr. Index

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  • Cote : TPE 2014-166

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