Le critique et l’analyste : réceptions de la forme sonate chez Beethoven, Liszt, Ives et Boulez
| Auteur / Autrice : | Maud Lambiet |
| Direction : | Esteban Buch |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Musique, histoire, société |
| Date : | Soutenance en 2014 |
| Etablissement(s) : | Paris, EHESS |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales |
| Jury : | Président / Présidente : Denis Laborde |
| Examinateurs / Examinatrices : Laurent Feneyrou | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Martin Kaltenecker, Béatrice Ramaut-Chevassus |
Résumé
La critique et l’analyse musicales sont les premières intervenantes à débattre de l’œuvre, de son expression et de sa signification. Liées à des pratiques précises, elles décrivent et interprètent la musique en mobilisant des catégories différentes d’analyse et de compréhension. En participant à transformer les valeurs et les normes auxquelles se conforme la musique et à définir de nouveaux rapports, elles enrichissent chacune à leur façon l’expérience musicale. Partir de quatre sonates pour piano, l’Appassionata de Beethoven, la Sonate en si mineur de Liszt, la Concord Sonata d’Ives et la Deuxième sonate de Boulez, balise un espace temporel de 150 ans et circonscrit un espace herméneutique. Il s’agit de quatre points d’ancrage à partir desquels il est possible d’observer et d’analyser les rapports que les acteurs entretiennent avec les œuvres, les représentations qu’ils projettent et la façon dont ils donnent sens à leurs représentations et à leurs actions. Circuler entre la critique et l’analyse met en évidence qu’un dialogue s’instaure entre les deux et ébranle ce que le sens commun retient, à savoir que l’analyse en tant que pratique savante modère les évaluations subjectives énoncées spontanément et arbitrairement par les critiques.