Étude comparative entre les œuvres vocales de Luigi Nono des années 1960 et les musiques anciennes

par Laëtitia Derbez

Thèse de doctorat en Musique, histoire, société

Sous la direction de Estebán Buch et de Laurent Feneyrou.

Le jury était composé de Pierre Albert Castanet, Isabelle His, Geneviève Mathon.


  • Résumé

    Dans l'établissement de nouvelles bases d'écriture, d'une nouvelle culture, certains compositeurs, loin de rejeter leur passé veulent au contraire s'en inspirer. Mais cette référence au passé se fait par l’intermédiaire d'origines lointaines, remontant aux musiques anciennes. Luigi Nono, qui fait partie de ce nombre réduit, expose cette idée : s'inspirer du passé, agir dans son présent pour avoir le meilleur des futurs possibles. Il est alors primordial pour lui de s’inscrire dans une filiation historique et de constituer un pas supplémentaire dans l’évolution de l'histoire de la musique. Dans sa conférence « Texte-Musique-Chant » donnée à Darmstadt en 1960, il met en lien certaines de ses œuvres avec les musiques du passé, et notamment le Moyen Âge et la Renaissance. Suivant ce parallèle induit par le compositeur, ces présents travaux montrent la véracité de cette reprise des Anciens (et non une reprise fictive) en mettant en relation cinq œuvres vocales de Luigi Nono entre 1955 et 1960 (Il canto sospeso, La terra e la compagna, Cori di Didone, Sarà dolce tacere et « Ha Venido » Canciones para Silvia) et les musiques anciennes au travers de trois procédés de composition : la pluritextualité, la syllabisation et la spatialisation, procédés extraits de la conférence et des écrits du compositeur. Après avoir défini ces techniques d'écriture chez Luigi Nono, ces présents travaux établissent une comparaison avec les traces et annotations qu'il laisse dans ses partitions de musiques anciennes et nous éclairent sur sa reprise des Anciens.


  • Résumé

    In establishing new basis of writing, a new culture, some composers, far from rejecting their past, want to use it. But this reference to the past is done through far-reaching origins, taking back to early music. Luigi Nono, one of these few, present this idea: to take inspiration from the past, act in the present for the best possible future. It is then crucial for him to set himself in a historic filiation and to institute an additional step in the evolution of the history of music. In his lecture “Text-Music-Singing” given in Darmstadt in 1960, he links some of his works with early music, especially of Middle Ages and Renaissance. Following this parallel inducted by the composer, present work shows the truth about this inspiration of the Ancients (and not a fictive inspiration) by linking five vocal works of Luigi Nono from 1955 to 1960 (Il canto sospeso, La terra e la compagna, Cori di Didone, Sarà dolce tacere and « Ha Venido » Canciones para Silvia) and early music through three processes of composition: pluritextuality, syllabisation and spatialisation, processes taken from the lecture and the writings of the composer. Once these techniques are defined in Luigi Nono’s works, present work will compare traces and notes he wrote in his early music scores and enlighten us on his inspiration of the Ancients.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (564 f.)
  • Annexes : Bibliogr. p.454-465. Notes bibliogr.

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  • PEB soumis à condition
  • Bibliothèque : École des hautes études en sciences sociales. Thèses.
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  • Cote : TPE 2014-131
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