La fabrique de la critique : les travailleurs « sous-traités » de l'industrie électronique au Mexique

par Gabriel Mendoza Zárate

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Ève Chiapello.

Le jury était composé de Delphine Mercier, Serge Paugam.

Les rapporteurs étaient Anni Borzeix, Gwenaëlle Rot.


  • Résumé

    Cette thèse enquête sur les travailleurs « sous-traités » de l'industrie électronique au Mexique et sur la fabrication d'une critique du travail dans cette industrie mondialisée. La thèse décrit le réseau mondial de production de l'industrie électronique et son implantation dans la zone métropolitaine de Guadalajara ainsi que le régime de production de ces entreprises; elle doit donc permettre de comprendre les conditions de travail des ouvriers recrutés par les agences de sous-traitance. En analysant les conditions de vie imposées par ce régime de travail, à la fois flexible et précaire, la thèse rend compte des pratiques des ouvriers pour rendre leur environnement habitable et des critiques implicites dans la description qu'ils font de leur activité. L'enquête se concentre ensuite sur les manifestations de la critique ordinaire des travailleurs face à des situations d'incertitude et de conflit rencontrées dans le travail; elle relève aussi les ressources qui leur servent à accroître leurs compétences et leur capacité d'agir. Par ailleurs, elle décrit, outre le processus de création du Centro de Reflexión et Acción Laboral à Guadalajara, association civile qui reçoit les plaintes et soutient les revendications des travailleurs, la configuration d'une arène internationale publique autour de la critique des conditions de travail dans l'industrie électronique. Enfin, la thèse montre que c'est dans le rapprochement des acteurs à des niveaux multiples et dans le lien entre dispositifs locaux et mondiaux que la critique peut rester efficace.


  • Résumé

    This thesis inquires into the "subcontracting" of workers by the electronics industry in Mexico and the manufacturing of labour criticism in this globalized industry. The thesis describes the global production network of the electronics industry and its location in metropolitan Guadalajara as well as the production regime of those companies; thus we can better understand the working conditions of the people hired by subcontracting agencies. Through an analysis of the living conditions imposed by such a flexible and precarious labour system this thesis accounts for the workers' practices in order to make their environment habitable and for the criticism implied in the way they describe their work. Then the enquire focuses on the workers' ordinary expressions of criticism in situations of uncertainty and conflict they encounter and on their resourcefulness with a view to enhancing their capabilities for both criticism and action. Furthermore, it describes the process leading to the foundation of the Centro de Reflexión y Acción Laboral in Guadalajara, a civilian association which receives complaints and backs up the workers' demands, as well as the shaping of a public international arena for criticism of working conditions in the electronics industry. Finally, the thesis shows that criticism may prove effective through the bringing together of the actors at different levels and the establishing of links between local and global perspectives.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (664 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p.617-653. Notes bibliogr.

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  • Bibliothèque : Fondation Maison des sciences de l'homme. Bibliothèque.
  • PEB soumis à condition
  • Bibliothèque : École des hautes études en sciences sociales. Thèses.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TPE 2014-47
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