Les temps de la (re)composition urbaine à Istanbul : à travers l’exemple du quartier de Kurtuluş de la fin de l’Empire ottoman à nos jours

par Cilia Martin

Thèse de doctorat en Histoire et civilisations

Sous la direction de Nathalie Clayer.


  • Résumé

    De la fin de l'Empire ottoman à nos jours, Kurtuluş, connu pour être un des quartiers minoritaires d'Istanbul, connaît une série de changements tant sur le plan spatial, social, ethno-confessionnel que sur le plan des représentations collectives. Avec la revitalisation du passé du quartier depuis la fin des années 1990. Le quartier est largement décrit comme un monde clos et isolé dans lequel le départ des minoritaires, en raison des exactions exercés à leur encontre, est perçu comme la rupture majeure du quartier connaissant alors un âge d'or et une période de déclin. À leur départ, est systématiquement opposé la venue de migrants venus d'Anatolie puis des courants migratoires internationaux tenus responsables de l'enlaidissement de la ville. S'appuyant sur une étude des mobilités et des mémoires urbaines, cette thèse remet en question les grands récits qui caractérisent l'histoire des anciens quartiers d'Istanbul et permet de mener une reconstruction de l'histoire par le local. À travers une étude de la fabrique physique et imaginaire du quartier, défini comme un espace à géométrie variable, cette thèse interroge donc les modalités et les temporalités de la recomposition urbaine tout en questionnant la notion de rupture et d'événement en histoire urbaine. La mise en série des différents temps de la recomposition a permis de donner de la profondeur et de l'élasticité aux changements urbains et d'analyser la fabrication des territoires et des frontières.


  • Résumé

    From the end of the Ottoman Empire to the present day, Kurtuluş, known to be a neighborhood inhabited by a lot of minorities, has witnessed a series of change concerning both ethno-religious, spatial and social terms as in terms of collective representations. Since the revitalization of the neighborhood's past, the area is widely described as a closed and isolated world in which the departure of the minorities, because of abuses inflicted on them, is seen as the major break in the neighborhood's history that then experiences a golden age and a period of decline. To their departure, is consistently opposed the arrival of migrants from Anatolia and international migration flows seen as responsible of the disfigurement of the city. Based on a study of mobility and urban memories, this thesis questions the grand narratives that characterize the history of the ancient quarters of Istanbul. Through a study of the physical and imaginary fabric of the neighborhood, defined as a variable-geometry space, this thesis questions the modalities and temporalities of urban recomposition while investigating the notion of rupture and event in urban history. The enlightenment of different times of the recomposition provides depth and elasticity to the urban changes while analyzing the fabrication of territories and its borders.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (404 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p.367-400. Notes bibliogr.

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  • Bibliothèque : Fondation Maison des sciences de l'homme. Bibliothèque.
  • PEB soumis à condition
  • Bibliothèque : École des hautes études en sciences sociales. Thèses.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TPE 2014-46
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