Innovations architecturales à Java du XVIe siècle au début du XIXe siècle

par Hélène Njoto

Thèse de doctorat en Histoire et civilisations

Sous la direction de Claude Guillot.

Soutenue en 2014

à Paris, EHESS .


  • Résumé

    Cette étude analyse la participation des souverains javanais aux innovations architecturales pendant trois siècles et demi d'histoire moderne. Elle s'étend du XVIe siècle, au moment de l'adoption de l'islam dans les cours javanaises, jusqu'à la guerre de Java (1825-1830), qui marque l'interruption des grands projets architecturaux seigneuriaux. La perméabilité des Javanais aux innovations est interrogée sous le prisme de l'adoption de la maçonnerie à mortier et du plain-pied ainsi que de types et de styles architecturaux étrangers. La recherche est fondée sur l'étude chronologique de six villes importantes réparties sur la côte nord (Banten et Cirebon) et l'arrière-pays (Kota Gedhe, Pleret, Kartasura et Yogyakarta). Ce choix questionne la dichotomie a priori qui opposerait les villes de la côte, plus favorables aux innovations, et les villes de l'arrière-pays, réputées conservatrices. La thèse démontre l'entrée précoce de ces innovations à Java, favorisée par deux facteurs majeurs: l'intervention de maîtres d'œuvre étrangers, et en particulier chinois, ainsi que la personnalité exceptionnelle des souverains. Si cette recherche permet de constater la relative fluidité de circulation des types étrangers à Java, elle met également en lumière un décalage manifeste entre la côte nord et l'arrière-pays quant au contenu des emprunts. Le transfert de savoirs a lieu en effet lorsque les maîtres d'œuvre sont étrangers, ce qui est le cas sur la côte ; mais lorsque les maîtres d'œuvre sont locaux, comme dans l'arrière-pays, la participation aux innovations, tout en étant plus créative, privilégie le plus souvent leur valeur décorative


  • Résumé

    This study questions the participation of Javanese sovereigns in architectural innovations during three and a half centuries of modem history. It begins in the sixteenth century, when Javanese courts start embracing Islam, and it ends with the Java war (1825-1830), with the interruption of architectural projects. Javanese permeability towards innovation is examined under the prism of the adoption of mortared masonry and single storey buildings as well as foreign architectural types and styles. This research is based on the chronological study of six major royal cities: two on the north coast (Banten and Cirebon) and four in the hinterland (Kota Gedbe, Pleret, Kartasura and Yogyakarta). The dichotomy known to oppose the coastal cities, more favorable to innovations, and the cities of the hinterland, reputed to be conservative is thus being questioned. This thesis demonstrates the early entry of architectural innovations in Java, driven by Iwo main factors: the intervention of foreign master builders, particularly Chinese master builders and the outstanding personality of a few sovereigns. Although this research shows the relative fluidity of foreign architectural types circulation in Java, it also highlights a clear discrepancy between the north coast and the hinterland concerning the borrowings content. Knowledge transfer seems indeed to occur mostly when master builders are foreigners, which is the case on the coast, but when these master builders are locals, as in the hinterland, participation in innovations is more limited, and often reduced to their decorative value, although it is more creative.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (356-128 p. de pl. p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 345-356. Notes bibliogr.

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  • Bibliothèque : École des hautes études en sciences sociales. Thèses.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TPE 2014-2
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