Les intermittents du travail

par Pauline Perez

Thèse de doctorat en Sciences de gestion

Sous la direction de Gilles Amado.

Le président du jury était José Allouche.

Le jury était composé de Brigitte Almudever, Jean-Philippe Bouilloud, Françoise Chevalier.

Les rapporteurs étaient Julienne Brabet, Dominique Lhuilier.


  • Résumé

    S'appuyant sur les résultats de trois ans d'enquête de type ethnographique par observation-participante (Lapassade,2006; Plane 2014) auprès des Intermittents du travail- anciens actifs qualifiés qui ont opéré une rupture radicale et volontaire avec un ancien mode de vie confortable, principalement centré sur le travail pour un mode de vie d'apparence plus précaire où la quête d'une meilleure qualité de vie prime sur celle d'un travail rémunérateur et expressif-, cette recherche propose de comprendre ce qui a été rejeté dans le travail et au profit de quoi.L'approche de la psychosociologie du travail et la pratique clinique qui l'accompagne (Lhuilier et al., 2013) nous ont permis d'interpréter les données sous l'angle dialectique d'une transition professionnelle comme acte de résistance autant que de création. Ont ainsi été mis en lumière plusieurs mécanismes potentiellement nocifs dans le travail aujourd'hui, comme l'entretien d'une culture du "stimulacre" (Bouilloud, 2012) autour d'un travail rêvé épanouissant et au réel fondamentalement décevant et, d'autres, plus vitalistes, comme l'expérience d'un travail autrement par un retour à l'"artisanat" au sens large (Sennett,2010) - celui du "beau travail" qui entretient autant le corps que l'esprit -, la débrouille, la polyactivité, l'interconstruction des milieux de vie, entre autres.Cette thèse propose aussi une réflexion sur le travail de terrain du chercheur, ses dilemmes et ses enjeux

  • Titre traduit

    The "intermittents du travail" : The case of occasional French workers who attempt to create a new healthy way of working


  • Résumé

    Based on the results of a 3-year field study among a population of occasional French workers named after the researcher "Intermittents du travail", this research aims at understanding what is expected from today's work and what is rejected in the way executives experience it. After achieving brillant studies and a successful career start as executives in a big company, the "Intermittents du travail" left everything to come and live on the French West Coast,attempting to design a new way of working which would grant less space to work and more space to private activities. We choose the theoretical framework of the French psychosociology of work and the clinical practical approach that underlies it (Lhuilier et al.,2013) to interpret the data. By conceiving work transitions as an intricacy between resistance and creation processes, both at micro-and macro-social levels, this approach enables us to unveil some mecanisms potentially harmful in today's work that would make top-level workers deeply unsatisfied about the true nature of a work they had dreamt of and idealized during so many years before.Furthermore, the analysis of the transition's aftermaths reveals the critical aspects of what a "good job" should consist in as appositive to the "bullshit job" (Graeber,2013)these people experienced previously: the importance of working as a craftsman in every situation- which means to be concerned by the beauty and the quality of work, both using the head and the hands (Sennette,2010)-, the art of unravelling, the capacity of balancing work activities with leisure ones and,among others



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