La question du sujet des sentiments dans le dualisme de Descartes

par Mariana de Almeida Campos (De Almeida Campos)

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Pierre Guenancia et de Marcos André Gleizer.

Soutenue le 27-05-2014

à Dijon en cotutelle avec l'Universidad de Estado de Rio de Janeiro (Brésil) , dans le cadre de Ecole doctorale Langages, Idées, Sociétés, Institutions, Territoires (Dijon) , en partenariat avec Centre Georges Chevrier (Dijon) (laboratoire) et de Centre Georges Chevrier (Dijon) (laboratoire) .

Le président du jury était Thierry Gontier.

Les rapporteurs étaient Raul Landim Filho, Lia Levy.


  • Résumé

    En prenant pour toile de fond l’analyse de la métaphysique du dualisme cartésien de substances, la présente thèse a pour objectif de discuter la question de savoir quel serait le sujet des prédicats qui dénotent des sentiments dans les textes de Descartes. L’hypothèse proposée est que seules substances peuvent être considérées comme des « sujets ultimes d’inhérence » de ces prédicats. Pourtant, il sera argumenté que les hommes et les animaux, qui ne sont pas des substances, peuvent être considérés comme les « sujets d’attribution » de ces prédicats, puisqu’ils possèdent un type spécial d’unité, à savoir, une « unité de composition », qui assure une telle attribution. Ainsi, la thèse sera développée selon trois axes principaux. En partant d’un examen de la théorie cartésienne de la substance et de ses définitions, nous analyserons le concept de substance étendue, en prenant compte du débat entre les interprétations moniste et pluraliste de ce concept. Dans ce contexte, nous examinerons la spécificité du corps humain par rapport aux autres corps de la nature, en considérant certains aspects de la théorie cartésienne des animaux-machines. Ensuite, nous discuterons la question de l’unité de l’homme, ainsi que d’autres types d’unité reconnus par Descartes. Finalement, nous analyserons la théorie cartésienne de la causalité dans le but de déterminer quelles théories parmi celles de la causalité, interactionniste ou occasionaliste, pourraient servir, dans la vision de Descartes, de modèles explicatifs des sentiments humains et des sentiments animaux. L’hypothèse défendue dans cette thèse est en consonance avec la vision selon laquelle la théorie cartésienne des trois notions primitives particulières, à savoir, pensée, étendue et union, est totalement compatible avec le dualisme métaphysique de substances que Descartes propose et, par conséquent, n’implique pas un affaiblissement de ce dernier.

  • Titre traduit

    The question of the subject of sentiments in Descartes' dualism


  • Résumé

    The goal of this thesis is to address the question of what would be the subject of the predicates that denote sentiments in Descartes’ writings. The proposed hypothesis is that substances can only be regarded as « the ultimate subjects of inherence » of these predicates. Nevertheless, it will be argued that men and animals, although they are not substances, may be considered the « subjects of attribution » of such predicates, since they have a specific unit, namely, a « unity of composition », which ensures that attribution. Therefore, the thesis will be developed in three main axes. From an examination of the Cartesian theory of substance and its definitions, we analyze the concept of extended substance, taking into account the existing debate between monistic and pluralistic interpretations of this concept. In this context, we examine the specificity of the human body in relation to other bodies of nature, considering certain aspects of the Cartesian theory of animal machines. Then we address the question of the unity of man, as well as other types of unity recognized by Descartes. Finally, we examine the Cartesian theory of causality in order to determine which theories of causality, interactionism, or occasionalism, in Descartes view, could serve as explanatory models for sentiments in humans and animals. The hypothesis to be defended in this thesis is consistent with the view that the Cartesian theory of three particular primitive notions, namely, thought, extension, and union, is fully compatible with the metaphysical dualism of substances that Descartes proposed, and therefore does not imply a weakening of the latter.


Il est disponible au sein de la bibliothèque de l'établissement de soutenance.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Informations

  • Détails : 1 vol. (228 f.)
  • Annexes : Bibliographie f. 220-228. Notes bibliographiques en bas de page

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Bourgogne. Service commun de la documentation. Section Droit-Lettres.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : T568
  • Bibliothèque : Université de Bourgogne. Service commun de la documentation. Bibliothèque de ressources électroniques en ligne.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.