Etude critique de la théorie quantitative de la monnaie dans l'histoire des crises des prix

par Momar Diop

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Jean-Luc Bailly et de Ludovic Desmedt.

Soutenue le 25-06-2014

à Dijon , dans le cadre de Ecole doctorale Langages, Idées, Sociétés, Institutions, Territoires (Dijon) , en partenariat avec Laboratoire d'économie de Dijon (Dijon) (laboratoire) et de Laboratoire d'économie de Dijon (Dijon) (laboratoire) .

Le président du jury était Gilles Jacoud.

Le jury était composé de Ramón Tortajada.

Les rapporteurs étaient Jérôme Blanc, Nikolay Nenovsky.


  • Résumé

    La théorie quantitative de la monnaie reliant systématiquement la croissance de la masse monétaire en circulation et la hausse généralisée des prix, est l’une des conceptions les plus anciennes en science économique. Après avoir fait l’objet de multiples controverses selon les époques, elle semble aujourd’hui peu préoccuper l’attention des économistes. Les désaccords portèrent souvent sur la dichotomie, la neutralité de la monnaie, la proportionnalité de la relation monnaie-Prix, les propriétés de la fonction de demande de monnaie, et sur l’éxogénéité de l’offre de monnaie. Cette théorie influence officieusement la conduite de la politique monétaire de la plupart des banques centrales qui se fixent des mesures conventionnelles de contrôler la quantité de monnaie pour limiter l’inflation. Dans de nombreux manuels d’économie, la théorie quantitative est encore mobilisée pour expliquer les hausses généralisées des prix.En recourant aux méthodes de l’économie politique qui consistent à opposer les faits et la théorie des économistes, notre thèse consiste à proposer une évaluation critique des doctrines monétaires quantitativistes dans l’interprétation des crises historiques de hausse des prix. Notre démarche s’appuie en particulier sur une réinterprétation factuelle de deux grandes crises des prix connues où nous cherchons à voir si la théorie quantitative y est exclusivement pertinente. Ainsi la « révolution des prix » du XVIe en Europe et l’hyperinflation allemande sont deux épisodes d’une crise des prix où la théorie quantitative s’avère insuffisante pour expliquer les problèmes étudiés. Pourtant la conception quantitativiste de la monnaie s’est beaucoup métamorphosée au fil du temps, s’appuyant à chaque fois sur les corpus théoriques de l’équilibre et de la valeur, solidaires d’une unité méthodologique assise sur la dichotomie. Notre thèse est revenue de manière critique et détaillée sur toutes les facettes de cette métamorphose, à partir de la contribution des auteurs classiques jusqu’aux néoclassiques, tout en mettant un accent sur l’apport de Keynes, pour rendre compte de la longue continuité de la pensée quantitative dans la science économique.

  • Titre traduit

    Critical study of the quantity theory of money in the history of prices crisis


  • Résumé

    The Quantity Theory of money which always links the increase in the high-Powered money supply and the general rise in prices is one of the oldest concepts in economics. After to have been the subject of many controversies at different times, it seems nowadays to hold less attention from the economists because the dispute is dissipated in a kind of religious choice to believe or not to believe to quantity theory. This theory officially influences the monetary policy of most of central banks in the world that bind conventional measures to control the money supply to curb inflation process. In many orthodox economics’ textbooks, the quantity theory is still deployed in perpetuum to explain the price crisis in history.By using the methods of political economy, we will counterbalance the economic facts like they are recorded and the economic theory; our thesis aims to provide a critical assessment of orthodox monetary doctrines based on the quantity theory, in the interpretation of historical price crises. Our approach relies on a factual reinterpretation of two major historical price crises in Europe, and we will seek to see if the quantity theory is relevant. Thereby, the “price revolution” of the sixteenth in Europe and the German hyperinflation are two periods of price crisis where the quantity theory is insufficient to explain all sides of the problem studied. Yet the quantity conception of money is much transformed over time, based each time on the doctrines of equilibrium and value. Our thesis is back critically in details on all aspects of this transformation: the contribution from the classics until the neoclassical School, all with a focus on the contribution of Keynes, to account for the long survival of quantity thinking in monetary economics.


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  • Détails : 1 vol. (392 f.)
  • Annexes : Bibliographie p.370-387

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  • Bibliothèque : Université de Bourgogne. Service commun de la documentation. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TNEDIJON/2014/03
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