Des horizons à la trace : géographie des mobilités de l'art à Nairobi

par Olivier Marcel

Thèse de doctorat en Géographie humaine

Sous la direction de Bernard Calas.

Soutenue le 11-07-2014

à Bordeaux 3 , dans le cadre de École doctorale Montaigne-Humanités (Pessac, Gironde) , en partenariat avec Les Afriques dans le monde (Pessac, Gironde) (laboratoire) .

Le président du jury était Denis Retaillé.

Le jury était composé de Bernard Calas, Anne Volvey, Myriam Houssay-Holzschuch, Hervé Maupeu, Laurent Fourchard.

Les rapporteurs étaient Anne Volvey, Myriam Houssay-Holzschuch.


  • Résumé

    Cette thèse consiste en une géographie des lieux et des circulations de l’émergence artistique dans une métropole du Sud. Elle se situe au croisement entre une géographie urbaine, soucieuse des agencements socio-spatiaux à l’intérieur desquels s’organise l’existence « ordinaire » d’une activité en train de se faire, et une géographie de l’art qui place les trajectoires spatiales des faits artistiques au cœur de l’analyse. Capitale postcoloniale, métropole est-africaine et périphérie d’une « économie mondiale d’archipel », Nairobi est un terrain de la rencontre entre métropolisation et globalisation. Dans le sillon des théories géographiques de la mondialisation, cette recherche propose de documenter et de cartographier les reconfigurations de l’espace artistique qui résultent de ces dynamiques. L’originalité de cette thèse est de rassembler l’ensemble des scènes et des productions artistiques d’une ville sur le dénominateur commun de la dimension spatiale de leurs circulations. Le matériau étudié (discours et curriculum vitae d’artistes, activités et archives de centres d’art) permet de confronter des circulations effectives à des horizons d’accomplissement différenciés, dont la trame est faite d’une ruralité encore prégnante et la connectivité d’une métropole mondialisée. La méthode développée relève de la traçabilité, dont la base est l’enquête par observation. Une exposition, une performance, une bourse de voyage, la visite d’un commissaire d’exposition, d’un collectionneur ou d’un mécène, les circulations quotidiennes d’un artiste et ses modes de socialisation, tous ces déplacements individuels, matériels, idéels et financiers constituent la matière première de la géographie proposée dans cette thèse. Comprise comme l’articulation entre, d’une part, les compétences et les tactiques spatiales des artistes et, d’autre part, les moyens matériels et institutionnels de gestion de la distance, la mobilité artistique interroge les conditions et le sens des déplacements autant que le devenir des acteurs engagés.

  • Titre traduit

    Retracing horizons : geography of art mobilities in Nairobi


  • Résumé

    This Ph.D. thesis tackles the places and circulations involved in the making of art in a southern metropolis. It is situated at the crossroads of an urban geography concerned with the social and spatial layout through which this “ordinary” activity is organized, and a geographical approach of art that places actors’ trajectories at the heart of the analysis. Capital city in a postcolonial State, East African metropolis and periphery of the “global archipelagic economy”, Nairobi is a case of the encounter between metropolization and globalization. In the trail of the theories on the worlding of material geography, this study aims at documenting and mapping the reconfigurations of art space triggered by these dynamics. The novelty of this thesis is to assemble the entire range of art scenes and products of a city, using the common thread that is the spatial dimension of their circulations. The material studied (artists’ discourse and curriculum vitae; art centres activity and archive) takes on both the measureable circulations of artists while confronting them to their horizon of accomplishment. These are made up of the persistence of strong rural ties and the connectivity of a globally connected city. The method deployed relies on the notion of traceability and is based on a qualitative survey through observation. An exhibition, a performance, a mobility grant, a visiting curator, collector or benefactor, the daily circulations and socializing of an artist: all these individual, material, ideal or financial movements constitute the raw material of this research. The notion of art mobility is here understood as the articulation between artists’ agency and spatial tactics on the on hand, and the material and institutional means of dealing with distance on the other hand. Art mobility questions the conditions, directions and meanings of these movements as much as the growth of the actors engaged.

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