Les Français vus par ceux qui les gouvernent (1800-1820)

par Cédric Audibert

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Natalie Petiteau.

Soutenue le 21-02-2014

à Avignon , dans le cadre de École doctorale 537 « Culture et patrimoine » (Avignon) , en partenariat avec Centre Norbert Elias (laboratoire) .

Le président du jury était Frédéric Chauvaud.

Le jury était composé de Frédéric Chauvaud, Jacques-Olivier Boudon, Dominique Kalifa.

Les rapporteurs étaient Jacques-Olivier Boudon, Jean-Luc Chappey.


  • Résumé

    Les mots utilisés par les historiens pour décrire la nation ou la société diffèrent de ceux des autorités entre 1800 et 1820. La création des préfectures place les préfets au cœur d'une administration centralisée. Situés entre les ministres et les sous-préfets, en relation directe avec les autorités militaires et religieuses, ils entretiennent une correspondance administrative quotidienne avec divers interlocuteurs et traitent parfois les réclamations qui leurs sont transmises, directement ou non, par leurs administrés. En tant que relais du pouvoir central, le personnel préfectoral est également amené à s’adresser directement à la population par le biais de proclamations. Tous ces documents révèlent les vues des gouvernants. Leurs représentations changent, ainsi que leur langage, au gré des succès diplomatiques, politiques ou militaires, et des défaites qui sonnent le glas de l'Empire fondé par Napoléon remplacé à sa chute par Louis XVIII sur le trône de France. Les images véhiculées par les autorités n'évoluent pas toutes au même rythme ; elles demeurent complexes et soumises à des tensions révélatrices de leurs contradictions. Les pouvoirs publics réaffirment les traits communs propres à un « peuple » exceptionnel, distinct de ses voisins européens, souvent supérieur. Ils ne cachent pas pour autant les nombreuses divisions qui opposent les Français, « bons » ou « mauvais ». Ils ne taisent pas non plus les différences qu'ils établissent entre les élites et le reste de la population, dénigré pour son appartenance sociale ou géographique et prennent en compte la souffrance des « malheureux ».

  • Titre traduit

    The French as seen by those who govern them (1800-1820)


  • Résumé

    The words used by historians to describe the nation or society differ from those used by the authorities between 1800 and 1820. The creation of prefectures places prefects at the heart of a centralised administration. Situated between ministers and sub-prefects, in direct contact with military and religious authorities, they maintain daily administrative correspondence with various interlocutors and sometimes handle complaints transmitted to them, directly or indirectly, by their constituents. As a relay of the central power, prefectoral staff also have to address the population directly through proclamations. All these documents reveal the views of the rulers. Their representations changed, as did their language, depending on diplomatic, political or military successes, and the defeats that sounded the death knell of the Empire founded by Napoleon, which was replaced when Louis XVIII fell to the throne of France. The images conveyed by the authorities do not all evolve at the same rate; they remain complex and subject to tensions that reveal their contradictions. The public authorities reaffirm the common features of an exceptional "people", distinct from its European neighbours, often superior. However, they do not hide the many divisions between the French,"good" or "bad". Nor do they ignore the differences between the elites and the rest of the population, denigrated for their social or geographical affiliation and taking into account the suffering of the "unfortunate.


Il est disponible au sein de la bibliothèque de l'établissement de soutenance.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse. Service commun de la documentation. Bibliothèque numérique.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.