Le rapport entre fiction et réalité dans l’oeuvre de Tomás Eloy Martínez ou Le pouvoir des mots dans les rapports de force

par Lucie Valverde

Thèse de doctorat en Espagnol

Sous la direction de Erich Fisbach.


  • Résumé

    Tomás Eloy Martínez, journaliste et romancier argentin, procède dans son oeuvre à une réécriture de l’Histoire argentine à laquelle viennent s’unir d’autres processus de réécriture attestant du pouvoir de manipulation de la parole —manipulation de l’Histoire collective, manipulation de l’Autre, de son histoire propre et de son identité, et ce jusque dans sa réalité corporelle. Ainsi s’efface progressivement la limite entre fiction et réalité, et la toute puissance du langage dans ce qu’il suppose de domination de l’Autre trouve son expression dans ce « duel de versions narratives » entre fiction et Histoire. L’auteur crée ainsi des réalités alternatives, fondées notamment sur la subjectivité de la perception que peuvent avoir ses personnages du monde qui les entoure. Le langage est donc outil de pouvoir, mais les rapports de force à l’oeuvre dans les écrits de Martínez montrent également que l’objet de ce même pouvoir est bien souvent le corps des personnages, victimes d’un certain nombre de bourreaux qui les maltraitent dans le but de les dominer ou de les annihiler.

  • Titre traduit

    The relationship between fiction and reality in Tomás Eloy Martínez's work or The power of words in power struggle


  • Résumé

    Tomás Eloy Martínez, an Argentinian journalist and novel writer, rewrites the History of Argentina through his work. He rewrites this history by playing with words - by manipulating collective History, manipulating the Other, its own history and identity, even its physical reality -. Thus the line between fiction and reality vanishes progressively and the power of language (which allows for dominating the Other) is expressed as a “ dual of narrative versions ” between fiction and History. The author creates alternative realities, based mainly on the subjectivity of the perception that characters can have of the world surrounding them. Language is therefore a tool for power, but the power struggles in Martínez’s work also show that the object of this very power often is the body of characters who are victims of a certain number of torturers who persecute them in order to dominate or annihilate them.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (490 p.)
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