Exploration du locus de la chaine légère kappa des immunoglobulines : caractérisation d'une nouvelle région régulatrice et identification de phénomène particulier de recombinaison

par Hakim Ouled Haddou

Thèse de doctorat en Immunologie

Sous la direction de Brigitte Gubler et de Kaiss Lassoued.

Soutenue en 2014

à Amiens .


  • Résumé

    Un aspect original et peu étudié de l’expression des gènes d’Ig a été exploré au cours de ce travail. A la différence de très grandes revues dont le travail porte sur des modèles murins, notre étude concerne les processus d’induction de réarrangements de la chaine légère kappa dans des modèles cellulaires humains. Nous avons montré contre toute attente qu’il était possible d’obtenir des réarrangements du locus kappa en absence d’éléments régulateurs jusqu'alors décrits comme indispensables. Ainsi, l’activation de lignées B humaines présentant une délétion homozygote des enhancers conventionnels, par les mêmes inducteurs utilisés chez la souris à savoir le LPS ou l’Il-1, permet d’induire une transcription germinale efficace et localisée au niveau de certain gènes Vkappa (IGKV2-24, IGKV3-20 et IGKV6-21). Faisant suite à cette transcription germinale, surviennent dans des temps plus tardifs les premiers réarrangements conventionnels V-J et atypiques V-V avec une utilisation préférentielle remarquable d'un sous-groupe de segments V « clusterisés » reflétant l’existence possible d’un nouveau site d’ouverture du locus kappa, hypothèse déjà évoquée par Inlay M et Schlissel M. Nous avons baptisé cette région potentiellement porteuse d'un nouvel enhancer, EVk. Nous avons identifié dans cette région EVk deux motifs de fixation pour les deux facteurs de transcription E2A et NFkB, facteurs dont le rôle dans l’activation des recombinaisons des gènes des Ig est clairement établi, et démontrer leur fonction dans l’induction de réarrangement de novo au locus kappa. Au cours de nos travaux, nous avons constaté que les réarrangements conventionnels V-J et atypiques V-V sont les cibles fréquentes de recombinaisons secondaires aux cours desquelles une partie d’un ou des deux gènes Vk receveur(s) est remplacée par un autre gène Vdonneur. L’analyse des séquences de ces compositions mosaïques révèle deux éléments troublants: d’une part la présence de séquence WRCY à la jonction des gènes receveur et donneur, qui suggère l’intervention possible de l’enzyme activating-induced deaminase (AID) dans l’initiation de ces processus secondaires de recombinaison; d’autre part la conservation de petites séquences homologues entre les gènes donneurs et receveurs à cette même jonction suggérant l’intervention d’un processus de réparation par micro-homologie. La question qui s'est alors imposée était l'éventualité de la mise en jeu d'un mécanisme similaires à la conversion génique et au delà, le rôle potentiel de la région EVk dans ce phénomène de recombinaison. Le modèle que nous avons utilisé nous a permis de confirmer la non-implication d’AID dans ce processus répondant ainsi à la controverse sur la possible contribution d’AID dans le processus de remplacement de type 2.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (135 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 121-135

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  • Bibliothèque : Université de Picardie Jules Verne. Bibliothèque universitaire. Pôle Santé.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : THMD 2014-8
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