La différenciation des cellules B de la LLC en cellules sécrétrices d'anticorps : conséquences sur notre compréhension de la physiopathologie de la LLC

par Hussein Ghamlouch

Thèse de doctorat en Immunologie

Sous la direction de Jean-Pierre Marolleau et de Brigitte Gubler.

Soutenue en 2014

à Amiens .


  • Résumé

    Les cellules B sont des vecteurs importants de l'immunité humorale. Le plasmocyte ou cellule sécrétrice d’anticorps (CSA) est la cellule effectrice résultante de la différenciation terminale de la lignée B. Les cellules B de la leucémie lymphoïde chronique (LLC) ont été utilisées comme modèle pour étudier la différenciation des cellules B humaines. La leucémie lymphoïde chronique de type B est la leucémie la plus fréquente chez les adultes dans le monde occidental. Il s'agit d'une maladie hétérogène caractérisée par la prolifération clonale et l'accumulation de lymphocytes B matures CD5+. Le microenvironnement tumoral joue un rôle central dans la pathogenèse de la LLC. Plusieurs études montrent l'importance de la stimulation CD40L, les toll-like receptor (TLRs), la stimulation antigénique et cytokiniques existante dans le microenvironnement tumoral de la LLC. Toutefois, les effets de ces molécules sur la différenciation des cellules B de la LLC ne sont pas pleinement étudiés. Dans cette étude, nous avons caractérisé les CSAs générées à partir des cellules B de la LLC après exposition à des stimulations qui pourraient se retrouver dans leur microenvironnement tumorale. Nous avons montré que la combinaison de plusieurs cytokines qui pourraient exister dans le microenvironnement de la LLC améliore significativement la survie des cellules B de la LLC in vitro. En outre, nous avons constaté que les cellules B de la LLC ne sont pas figées mais au contraire dotées d’une certaine plasticité. En effet, ces cellules ont étés capables de se différencier en cellules sécrétrices d’immunoglobulines de type IgM. Ces IgM présentent dans certains cas (essentiellement non mutés) une poly/autoréactivité. Ces données permettent de suggérer que les cellules B de la LLC sont plutôt liées aux lymphocytes B B1 ou aux cellules B de la zone marginale. La caractérisation phénotypique et moléculaire indique que les CSAs générées dans nos modèles de cultures ressemblent à un stade transitionnel de la différenciation terminal B appelé préplasmablaste. En conclusion, l’étude des modulations phénotypiques et moléculaires au cours de la différenciation des cellules B de la LLC pourrait être pertinente pour la compréhension de la physiopathologie de la LLC et la définition de la contrepartie normale.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (226 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 200-225

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Université de Picardie Jules Verne. Bibliothèque universitaire. Pôle Santé.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : THMD 2014-2
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