Habiter autrement : des squats féministes en France et en Allemagne : une remise en question de l'ordre social.

par Edith Gaillard

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Sylvette Denèfle.

Soutenue le 11-02-2013

à Tours , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Tours) , en partenariat avec Cités Territoires Environnement et Sociétés (Tours) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Marie-Pierre Lefeuvre.

Le jury était composé de Armelle Le Bras-Chopard, Pascale Laborier, Christine Bard.


  • Résumé

    Loin d’être homogène, l’habitat est à la fois le reflet de l’assignation des femmes à un rôle de sexe et, dans le même temps, un instrument politique du changement social, de la transgression des normes sociales fixées sur le genre. De quelles manières des actions collectives féministes qui se réclament de l’émancipation peuvent-elles, par le biais de pratiques habitantes, affirmer un autre possible, construire d’autres modes d’être et d’agir en vue d’une vie plus libre ? La mise en œuvre de notre questionnement a conduit à choisir comme objet d’étude le « squat » associé à une critique féministe de l’ordre social. Du squat féministe, un regard se pose sur l’ordre social, un discours est porté sur les raisons de cet engagement dans les marges de la société. Des attitudes, des manières de faire et d’agir s’y construisent afin d’élaborer des réponses à la question des rapports sociaux, des rapports de genre. Nous avons comparé deux modèles de squat féministe : les squats politiques français soumis à une grande instabilité du fait de leur statut « sans droit ni titre » et les squats « légalisés » allemands qui, au regard du contexte historique et politique, s’inscrivent dans un temps plus long. La thèse permet d’élaborer une sociologie du genre renouvelée à partir d’une remise en question de l’ordre social par un engagement féministe autour de pratiques habitantes et de rendre compte de la façon dont des actrices sociales répondent aux problèmes féministes en fabriquant un « autre » modèle.

  • Titre traduit

    living otherwise : some feminist squats in france and in Germany : questionning of the social order


  • Résumé

    Far from being homogeneous, the habitat is both a reflection of the relegation of women to the role of sex and, at the same time, a political instrument of social change, of the transgression of social norms of gender. In what ways can feminist collective actions, which claim to be representative of emancipation, affirm another possible, develop other modes of being and acting for a freer life, through inhabitants’ practices? The implementation of our questioning has led us to choose as the object of study the "squat" associated with a feminist critique of the social order.. From the feminist squat, one’s gaze rests on the social order, a speech is focused on the reasons for this engagement in the margins of society. Attitudes, ways of doing and acting, develop to answer the question of social relationships, of gender relationships. We compared two models of feminist squat: in France, political squats which are instable because of their status "without right or title" and in Germany, "legalized" squats which, in terms of historical and political context, are in a longer timeframe.The thesis allows the development of a sociology of gender, from a feminist questioning of the social order around inhabitants’ practices. It also helps to account for how the social actors respond to feminist problems by making an "other" model.


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