Vers une histoire des intellectuels norvégiens : pratiques littéraires, nationalisme et sécularisation à Christiania (1811-1869)

par Aladin Larguèche

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Rémy Pech et de John Peter Collett.

Le président du jury était Patrick Cabanel.

Le jury était composé de Kristine Bruland, Jean-Marc Olivier.

Les rapporteurs étaient Christian Amalvi, Maurice Carrez.


  • Résumé

    Le présent texte propose de questionner le postulat couramment admis selon lequel l'émergence des intellectuels nationalistes au XIXe siècle est parallèle à une déchristianisation de la vie sociale et culturelle, en se focalisant sur l’ensemble des littérateurs norvégiens publiant dans la période 1811-1869. C'est plus spécifiquement les rapports entre Belles-lettres, construction nationale et sécularisation qui constituent le cœur de cette enquête, avec une attention portée sur la principale arène de la vie scientifique norvégienne : l’université de Christiania. Après avoir recensé les contraintes matérielles, politiques et religieuses qui conditionnent le développement de la vie culturelle dans la capitale du jeune royaume, l'auteur propose une analyse socio-historique systématique de tous les littérateurs norvégiens, ainsi qu'un échantillonnage des auteurs les plus productifs afin de déterminer l'évolution des rapports des écrivains, amateurs de Belles-lettres, nationalistes ou scandinavistes, avec le fait religieux et l'Église d'État norvégienne. La notion de "pratique littéraire" permet d'aborder la littérature comme un phénomène social multiforme, au croisement entre l'histoire de l'éducation, histoire des idées, histoire religieuse et sociologie de la littérature, et permet de comprendre les mutations essentielles et les ambigüités indépassables de l’identité sociale des intellectuels contemporains

  • Titre traduit

    Towards a history of intellectuals in Norway : literary practices, nation-building and secularization in Christiania (1811-1869)


  • Résumé

    This paper proposes to question the common assumption according to which the emergence of nationalist intellectuals in the 19th century is parallel to a secularization of the social and cultural life. To do so the author focuses on all Norwegian authors who published between 1811 and 1869. It is specifically the relationship between fine literature, nation-building and church life which is the core of this investigation, with a particular attention towards the main arena of scientific life in Norway: the University of Christiania. The first step has consisted in identifying the material, political and religious constraints which enabled or prevented the development of a literary social field in the capital of the newly restored kingdom. The author proposes then a systematic socio-historical analysis of all Norwegian writers, and a sampling of the most productive among them, in order to determine the evolution of the relations between nationalist or Scandinavist poets, academic authorities and the life of the Norwegian State Church. The notion of "literary practice" can address the literature as a multifaceted social phenomenon at the intersection between the history of education, history of ideas, religious history and sociology of literature, and to understand essential changes and unavoidable ambiguities of the social identity of late-modern intellectuals.


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