Cinémas profanes : une constellation (Danièle Huillet, Jean-Marie Straub, Harun Farocki, Pedro Costa et quelques autres...)

par Thomas Voltzenlogel

Thèse de doctorat en Arts

Sous la direction de Jean-Marc Lachaud.

Soutenue le 07-11-2013

à Strasbourg , dans le cadre de École doctorale Humanités (Strasbourg) , en partenariat avec Approches contemporaines de la création et de la réflexion artistiques (Strasbourg) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Nicole Brenez.

Le jury était composé de Christa Blumlinger.

Les rapporteurs étaient José Moure, Olivier Neveux.


  • Résumé

    Ce travail de recherche tente de redéfinir l’émancipation intellectuelle et sensible que permettent certaines expériences cinématographiques. « Le spectateur, pour l’auteur, n’est autre qu’un autre auteur » écrivait Pasolini. Danièle Huillet et Jean-Marie Straub, Harun Farocki et Pedro Costa (mais également Jean-Claude Rousseau,James Benning, Robert Kramer, ou parmi les jeunes cinéastes, Wang Bing, Albert Serra et Lisandro Alonso) inventent des dispositifs cinématographiques qui profanent le cinéma. En déconstruisant le langage cinématographique, en mettant au jour leur« armature artistique », les films profanes libèrent et transmettent des énergies, des capacités d’imagination et de production (ou création). Les cinéastes profanes ne se déclarent pas éducateurs ou enseignants. Leur fonction n’est pas de communiquer un message, de donner une leçon ou de transmettre un savoir au spectateur. Ils considèrent le spectateur comme un égal, « un collègue éventuel ». Ils disséminent les traces de leur travail dans leurs films. Le spectateur peut alors recueillir ces traces afin de reconstruire une méthode de production, de fabrication, d’un film. La transmission d’une méthode (ou d’une énergie créative) nécessite une rencontre entre un cinéaste qui a l’intention de transmettre – par la bande – un savoir faire, une manière de représenter, de mettre en image une expérience, et un spectateur qui reconnaît dans les traces la maîtrise de l’auteur et souhaite l’exproprier de ce savoir faire.

  • Titre traduit

    Profane cinemas : a constellation (Danièle Huillet, Jean-Marie Straub, Harun Farocki, Pedro Costa and a few others...)


  • Résumé

    This research work tries to redefine sensitive and intellectual emancipation that allows some cinematographic experiments. "The Viewer, for the author, is other than another author" wrote Pasolini. Danièle Huillet and Jean-Marie Straub, Harun Farocki and Pedro Costa (but also Jean-Claude Rousseau, James Benning, Robert Kramer, or among young filmmakers, Wang Bing, Albert Serra and Lisandro Alonso) invented cinematographic devices that profane film. By deconstructing the film language, by updating their "artistic frame", profane films release and transmit energy, imagination and production (or creation) capabilities. Profane filmmakers do not declare themselves educators or teachers. Their function is not to communicate a message, give a lesson or to transmit knowledge to the Viewer. They consider the Viewer as an equal, "a potential colleague. They spread the traces of their work in their films. The spectator can then collect these traces in order to reconstruct a method of producing, manufacturing, a film.The transmission of a method (or a creative energy) requires an encounter between a filmmaker who intends to pass - band - know-how, a way to represent, implement image a viewer who recognizes in traces the mastery of the author and wishes to expropriate this know-how and experience.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Strasbourg. Service commun de la documentation. Bibliothèque électronique 063.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.