Entre théologie, philosophie et politique : analyse historique de la légitimisation de l'autorité pédagogique.

par Agnès Rivolier

Thèse de doctorat en Sciences de l'éducation

Sous la direction de Philippe Foray.

Le président du jury était Pierre Kahn.

Le jury était composé de Richard Étienne, Bruno Robbes.


  • Résumé

    A l’heure où d’aucuns déplorent la perte d’autorité à l’école, l’évocation d’un âge d’or de l’autorité des professeurs est récurrente. Tout se passe comme si cette autorité avait été évidente jusqu’à la fin du XIXe siècle au point de n’avoir jamais eu à être légitimée pour exister. C’est à ce mythe que s’intéresse cette thèse. Aborder pareille question justifiait un effort de compréhension pour un passé qui, bien qu’il ne nous concerne plus, n’en reste pas moins la base sur laquelle, ou contre laquelle, le présent s’est construit. En d’autres termes, il s’agissait de remonter aux sources de l’autorité pouvant être invoquées comme éléments de légitimation. C’est pourquoi la période étudiée est une « longue durée » s’étendant de l’Antiquité jusqu’à l’aube de la IIIe République.Répondant à la question de recherche : « Sur quelles raisons s’est étayée la légitimité de l’autorité des maîtres et sur quels moyens externes cette autorité s’est-elle appuyée ? », cette thèse démontre que l’autorité des maîtres d’école primaire a, au contraire de ce qui est souvent affirmé, nécessité, de tous temps, des discours de légitimation de la part des théoriciens de l’éducation qu’ils soient religieux, philosophes ou politiques. En effet, en s’appuyant sur une typologie des formes de légitimation de l’autorité, inspirée de celle qui avait été établie par Max Weber, elle met non seulement en évidence des éléments de légitimation de l’autorité pédagogique propres à certaines périodes historiques mais elle fait également la lumière sur l’existence de trois invariants de cette légitimation : le patriarcalisme, le charisme de fonction et la codification morale.

  • Titre traduit

    Between theology, philosophy and politics : historical analysis of the legitimating of pedagogical authority


  • Résumé

    At a time when some people lament the loss of authority in schools, the evocation of a golden age of teachers’ authority is recurrent. Everything happens as though this authority had been obvious up to the end of the 19th century so much so that it never had to be legitimated in order to exist. This doctoral thesis focuses on this myth. Tackling such a question justified an effort of comprehension for a past that, although it doesn’t concern us anymore, remains the basis on which or against which the present was built. In other words, it was a matter of returning to the sources of authority that could be put forward as the elements for legitimization. That’s why the studied period is a “long-spanning period” spreading from the Antiquity to the dawn of the 3rd Republic. Answering to the research question: “On what grounds did the legitimacy of the teachers’ authority rest and on what external means did it rely?”, this doctoral thesis demonstrates that, unlike what is often said, the authority of primary school teachers has required speeches of legitimization from the theoreticians of education whether they were religious, philosophical or political. Indeed, relying on the forms of legitimized authority, inspired by the one that was established by Max Weber, this thesis not only reveals the elements of legitimization that are characteristic of historical periods but it also enlightens the existence of three constancies for this legitimization: patriarchalism, charisma of the profession and moral codification.


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