Ars proteus. Fables et pratiques d’un design organoplastique

par Roxane - Virginie Andres

Thèse de doctorat en Arts plastiques, Design

Sous la direction de Éric Vandecasteele.

Le président du jury était Bernard Lafargue.

Le jury était composé de Anne Beyaert-Geslin, Philippe Louguet.


  • Résumé

    Les porosités dont témoigne le design contemporain en font un champ ouvert où viennent s’imprimer et s’entrelacer les enjeux d’autres domaines, aujourd’hui prédominés par la science. Situé à la croisée des territoires, le designer exerce un art de la protéiformité — un ars proteus — révélant, par les objets qu’il conçoit, les métamorphoses et les questionnements que suscite la science — et plus particulièrement la médecine et ses conséquences sur une pensée du corps.Le design aurait-il le pouvoir de rendre visibles les enjeux les plus imperceptibles qui se trament à des échelles qui dépassent la mesure humaine ? Le design contemporain questionne l’échelle du corps dans les objets : peuvent-ils contribuer à faire émerger ou à matérialiser un imaginaire corporel que notre époque ferait subrepticement éclore ? L’organoplastie dans le design est cette possible formulation d’un glissement de territoire qui se produit entre le corps et l’objet, entre la genesis et la technè. Que cette organoplastie soit réelle (comme avec les objets à croissance spontanée de François Azambourg ou de Tobie Kerridge), ou bien métaphorique, elle engendre de nouvelles conceptions de l’objet mais aussi des moyens de production et de création, tout en accompagnant l’émergence d’un imaginaire biologique de nos artefacts. Le designer serait-il le pourvoyeur d’une seconde genèse, d’une néogenèse dont les formes organiques autonomes se constitueraient sur le modèle naturel de la croissance, donnant une nouvelle consistance à l’élaboration d’un monde artificiel ?

  • Titre traduit

    Ars proteus. Fables and practices of an organoplastic design


  • Résumé

    Porosity highlighted by the contemporary design makes of this one an open field where issues ofother areas, dominated by science, are intertwined. Placed at the crossroads of different territories, thedesigner creates a protean art- an ars proteus- revealing by the objects, the metamorphosis andproblematics elicited by science- and more particularly by medicine and its impact on our bodyconception.Could the design have the power to detect the most imperceptible issues which are plotted beyondhuman measure? The contemporary design questions the scale of the body in the objects: can itcontribute to show or materialize a body imaginary that our time would have secretly create?The organoplastie in design is a word which could express a sliding that occurs between the bodyand objects, between genesis and technè. The organoplastie, either real (like François Azambourg orTobie Kerridge's spontaneous growth objects) or metaphorical, generates new designs of the objectand, moreover, new ways of production and creation, while supporting the advent of a biologicalimaginary of our artifacts. Could the designer be the purveyor of a second genesis, or a neogenesiswhose autonomous organic forms would be based on the natural growth mode!, giving a newconsistencv in the development of an artificial world?

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