Communistes et chrétiens en France de 1958 a 1978 : des valeurs humaines et sociales en commun?

par Lucia Pereira

Thèse de doctorat en Sciences Politiques

Sous la direction de Chantal Delsol.

Le président du jury était Joanna Nowicki.

Le jury était composé de Stephen Launay, François Mabille.


  • Résumé

    Au début du XXe siècle en France, contrairement Pays de l'Est où l'anticléricalisme d'Etat était de mise, Maurice Thorez avec son appel « de la main tendue » aux catholiques manifeste sa volonté de rassemblement des communistes avec les chrétiens. En France, « ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n'y croyaient pas » ont mêlé leurs forces et leur sang contre l'ordre nazi. Ce rapprochement des catholiques et des communistes se poursuit autour du second concile du Vatican ouvert sous le pontificat de Jean XXIII (1958-1963) et clos sous le pontificat de Paul VI (1963-1978). L'histoire de l'Eglise a toujours été traversée par deux principaux courants opposés. Le « courant constantinien » qui a freiné ou combattu les luttes des opprimés en situant dans un autre monde la conquête du bonheur et le « courant protestataire », opposé, au nom des valeurs et textes fondateurs, à l'ordre social et politique établi. Nous allons étudier au-delà de la croyance ou non croyance à Dieu, au-delà des actions partielles, les valeurs humaines et sociales communes des communistes et des catholiques de 1958 à 1978 en ne niant pas les différences réelles de l'organisation religieuse de l'organisation politique. Nous émettons l'hypothèse que les outils conceptuels issus de la pensée de Marx et d'autres dont usaient les communistes français à cette époque étaient proches des convictions de nombreux catholiques.

  • Titre traduit

    COMMUNISTS AND CHRISTIANS IN FRANCE FROM 1958 TO 1978 : COMMON HUMAN AND SOCIAL VALUES?


  • Résumé

    At the beginning of the XX century in France, at the opposite of the state anticlericalism' in he “East European countries”, Maurice Thorez, with his famous call “the outstretched hand” to the Catholics, showed his will to gather communists and Christians. In France, the one believing in heaven, and other whose not, mustered their strength and mixed their blood against the Nazi regime. Those links between Catholics and communists continued with the second council of Vatican, started with the pontificate of Jean XXIII (1958-1963) and ended over the pontificate of Paul VI (1963-1978). In fact, Church history has always been crossed and determined by differences. In one hand, the “constantinien way of thinking” curbed or fought oppressed people in placing in another world the happiness and well-being conquest. On the other, the “protester way of thinking” opposed social and political order established, in the name of the values and the underlying texts. Beyond the belief in God or not, beyond the partial actions, we wish to study common human and social values of the communists and the Catholics from 1958 to 1978, without neglecting the real differences between religious organization and political organization. We set the following hypothesis: used by French communists during this period, conceptual tools from Marx' thought and from others were closed to numerous Catholics convictions.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Communautés d’Universités et d'Etablissements Université Paris-Est. Bibliothèque universitaire.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.