Les opérations de maintien de la paix : : exemple africain

par Abdoul Aziz Sall

Thèse de doctorat en Sciences Politiques

Sous la direction de Albert Lourde et de Babacar Gueye.

Soutenue en 2013

à Perpignan .


  • Résumé

    L'actuel système africain de maintien de la paix trouve son fondement dans les transformations intervenues dans la société internationales dés le début de la décennie 1990. Il est simultanément une reprise des mécanismes antérieurs de règlements des conflits en Afrique et une réaction régionale à l'évolution de la stratégie onusienne vers un partage de responsabilité avec les organisations régionales. Il ouvre en tout état de cause une nouvelle page de maintien de la paix ei Afrique et élève les OIG africaines au rang des principaux acteurs de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits sur le continent. L'activisme des OIG africaines dans le processus de paix en Côte d'Ivoire, au Darfour (Soudan), en République Centrafrique et dans plusieurs autres situations de conflits en Afrique Subsaharienne, atteste de cette place centrale désormais occupée par le nouveau système. Ces multiples initiatives de paix prises en moins d'une décennie, ne permettent pas de conclure à l'existence d'une culture stratégique africaine. Mais elles établissent tout ai moins les prémisses d'une emprise de l'état africain sur le système de la sécurité. Il découle en effet des fonctions et pouvoirs des nouvelles structures de sécurité collective que l'état africain se situe au cœur du système de sécurité en ce sens qu'il en est le principal, voir l'unique sujet et objet. Cependant, les nouveaux conflits africains impliquent une multitude d'acteurs autres que les Etats, d'où l'une des principales incohérences du système. Par ailleurs, la configuration des différents organes ainsi que l'articulation de leur compétence et pouvoirs respectifs, suscitent d'importantes réserves sur l'aptitude du système à assurer la prévention, la gestion et le règlement des nouveaux conflits africains. C'est ainsi que les principales limites du système de sécurité sont, pour l'essentiel, inhérentes à sa conception. Il aurait besoin d'un appui d'Etat et d'OIG étrangers, qu'un renforcement interne consistant principalement en la restauration de l'autorité du Conseil de paix et de sécurité (CSP) de l'UA qui semble être plus une structure de représentation étatique qu'un organe centrale chargé d'une fonction de prévention de gestion et de règlement des conflits


  • Pas de résumé disponible.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (548 f.).
  • Annexes : Bibliographie f. 511-539.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Perpignan Via Domitia. Service commun de la documentation. Section Droit et Sciences économiques.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TD 2013 SAL

Cette version existe également sous forme de microfiche :

  • Bibliothèque : Université de Bordeaux. Direction de la Documentation. Bibliothèque Universitaire Droit, science politique,économie.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : MFT 13/PERP/1168
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.