L'écriture de la mémoire dans l'œuvre de Paul Auster : « croisement de mémoire personnelle et collective »

par Mehdi Kochbati

Thèse de doctorat en Littératures anglaise et anglo-américaine

Sous la direction de Cornelius Crowley et de Sadok Bouhlila.

Le président du jury était Paule Lévy.

Le jury était composé de Cornelius Crowley, Sadok Bouhlila, Paule Lévy, Nejet Mchela, Hélène Aji.

Les rapporteurs étaient Paule Lévy, Nejet Mchela.


  • Résumé

    Cette thèse explore la genèse de l’écriture mémorielle dans l’œuvre de Paul Auster à travers un mouvement de reconstruction de la mémoire collective et personnelle. Partant de l’hypothèse que le mécanisme de la reconstruction de la mémoire collective et de la mémoire individuelle est le résultat de l’expansion et de la réduction de l’espace mémoriel, nous analysons dans une démarche croisée entre un premier mouvement dirigé vers l’extérieur et regroupant le collectif et un deuxième vers l’intérieur et regroupant le personnel. En se référant à la dialectique mémorielle paradoxale personnel/collectif, intérieur/extérieur, ouvert/enfermé, nous avons tenté de définir comment le discours mémoriel, transcendant la simple notion de l’individualité unique, s’associe à un espace collectif par une interaction sans cesse établie entre le « moi » et l’« autre ». Notre recherche invite à vérifier si l’expansion de l’espace mémoriel, par le texte parallèle, l’intertextualité et les multiples renvois métatextuels à une tradition littéraire antérieure américaine et européenne, à un vaste registre de genres (journal intime, littérature de voyage et tradition littéraire judaïque) permet de construire une mémoire collective. Le passage du collectif à l’individuel et la reconstruction de la mémoire personnelle s’apparente à l’exploration de l’espace intérieur du sujet favorisé par la réminiscence des souvenirs d’enfance et la quête filiale, des origines, de l’engendrement, de la transmission générationnelle et des substituts paternels.

  • Titre traduit

    Memory writing in the work of Paul Auster : “crossing of personal and collective memory”


  • Résumé

    This thesis questions the genesis of memory writing in the work of Paul Auster following a movement of reconstruction of collective and personal memory. On the basis of the assumption that the mechanism of the reconstruction of collective memory and individual memory is the result of the expansion and the reduction of memory space, we examine the crossing between a first movement directed towards the outside and gathering together the collective and a second one directed towards the interior and gathering together the personal. While referring to the paradoxical memory dialectics of personal/collective, interior/external, opening/seclusion, we tried to define how the memory speech, transcending the simple notion of isolated individuality, joins a collective space through a constant interaction established between the “self” and the “other”. Our research prompts us to check if the expansion of memory space, through the parallel text, intertextuality and the multiple metatextual references to the American and European former literary tradition, and to a vast register of literary genre (diary, travel literature and Judaic literary tradition) makes it possible to reconstruct a collective memory. The movement from the collective to the individual and the reconstruction of personal memory are connected with the exploration of the individual’s interior space supported by the reminiscence of childhood memories and filiation, the search for origins, fathering, generational transmission and surrogate fathers.

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