Le discours identitaire dans l’art contemporain en Tunisie : de la tunisianité à l’arabité (1956-1987)

par Alia Nakhli

Thèse de doctorat en Histoire de l'art

Sous la direction de Thierry Dufrêne.

Le président du jury était Christine Peltre.

Le jury était composé de Thierry Dufrêne, Christine Peltre, Itzhak Goldberg, Annie Claustres, Catherine David.

Les rapporteurs étaient Christine Peltre, Itzhak Goldberg.


  • Résumé

    Cette thèse porte sur la fabrique visuelle identitaire dans l’art contemporain, en Tunisie postcoloniale, de 1956 à 1987. Période coïncidant avec la construction d’un État-nation moderne, sur le modèle occidental. Dans une première partie, la recherche focalise sur la mise en place d’une iconographie académique figurative célébrant les us et coutumes ainsi que les scènes populaires. Ce qui a généré une esthétique officielle, véhiculant une image de la nouvelle nation tunisienne, conforme au discours politique exaltant le sentiment national de la tunisianité. Avec le constat d’échec de l’expérience socialiste, en 1969, le changement d’orientation idéologique imposait une recomposition identitaire qui visait la réhabilitation de la dimension arabe de l’identité nationale, et ce, afin de ressusciter l’enthousiasme populaire né avec l’Indépendance. La deuxième partie met en évidence la corrélation entre la crise politique et l’apparition d’une nouvelle esthétique de « l’authenticité » qui célèbre un nouveau principe fédérateur : celui de l’arabité. La thèse retrace la chronologie des manifestations artistiques panarabes, organisées sous la tutelle de l’Union nationale des artistes plasticiens arabes et auxquelles la Tunisie a pris part de façon active. La volonté d’« arabiser » l’art, s’est alors incarnée, outre dans les recherches picturales sur les signes et symboles populaires, dans un courant artistique panarabe baptisé hurûfiyya (lettrisme).

  • Titre traduit

    The discourse on identity in the contemporary art in Tunisia : from Tunisianity to Arabity (1956-1987)


  • Résumé

    This thesis focuses on identity visual factory of contemporary art, in post-colonial Tunisia, from 1956 to 1987. This period coincides with the building of modern nation-State, in compliance with western pattern. In the first part, the research focuses on the setting of a representational academic iconography, celebrating the traditions as well as the popular scenes. This has generated an official aesthetic, conveying a new image of the Tunisian nation, in accordance with the political discourse exalting the national feeling of tunisianity. With the admission of failure of the socialist experience in 1969, the ideological shift imposed a rethinking of identity the aim of which was to rehabilitate the Arabic dimension of the national identity, in order to resuscitate the popular enthusiasm of the early years of the independence. The second part shows the correlation between the political crisis and the appearance of a new aesthetic of “authenticity”, celebrating a new federative principle: the arabity. The thesis traces the chronology of the pan-arab artistic manifestations, organized under the supervision of the national union of plastic arab artists and to which Tunisia took an active part. The willingness to “arabize” the art was then embodied in a pan-arab artistic current, baptized hurûfiyya (lettrism) in addition to researchs on pictorial popular signs and symbols.

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