Débrouilles postscolaires : socianalyse de l'insertion professionnelle des jeunes diplômés de 18 à 30 ans : le cas de deux villes universitaires : Kikwit et Kinshasa

par Cléophas Bakangolo-Mukwa-Nk'Yyili

Thèse de doctorat en Sciences de l'éducation

Sous la direction de Patrice Ville.

Le jury était composé de Lucy Baugnet, Cédric Frétigné, Alphonse Yapi-Diahou.


  • Résumé

    Dans le monde actuel, et singulièrement en République Démocratique du Congo (ex-Zaïre), c’est le travail humain qui assure mieux les réussites1 sociales durables. Mais en RDC, réussir sa vie, par un travail utile à la société, est devenu : tantôt comme un cauchemar, une sorte d’héroïsme légendaire considéré collectivement ; tantôt comme une chasse gardée, un privilège à caractères ethnolinguistiques ou ethnocentriques2, notamment pour certaines catégories sociales qui entrent et sortent d’écoles ou d’entreprises, à la manière des gênes psychosociologiques du corps, ou de quelques classes d’âges aux illusions3 modernistes mais biographiquement extratemporelles. D’aucuns reconnaissent pourtant que réussir sa vie, par son travail ou ses propres efforts humains, demeure un motif de dignité et de noblesse pour tout le genre humain. Le travail, en effet, bien que pénible à certains égards, reste ennoblissant et humanisant à la fois. Et il l’est perçu ainsi tant à en familles qu’ailleurs. D’autant plus que travailler est un droit et un devoir social universels. N’a-t-il pas partout un impact dans la socialisation de l’individu et dans le développement équilibré des nations du monde ? L’on comprend ainsi donc que le fait de ne pas trouver du travail dans le cadre institué devienne sinon un risque de galère, du moins une préoccupation majeure pour tout éducateur voulant bâtir un monde plus juste et meilleur.

  • Titre traduit

    Post-school resourcefulness : Socio-analysis of the professional insertion of young graduates between 18 and 30 years of age : case study of two Congolese university towns : Kikwit and Kinshasa


  • Résumé

    . . . Post-school resourcefulness of today's young graduates is an ambivalent phenomenon of social crisis. On the one hand, couldn't it mean positively speaking the optimism of some young people? Those who have achieved academic success, and who, moreover, victims of exclusion in a hiring environment, want to deploy their emancipation and freedom, by a practical inventiveness or self-managed creativity, thus proving their skills, by their socio professional self-employability? On the other hand, wouldn't it be a kind of the African-American DIY'er (as depicted by John Dewey)? That is to say it could also be a negative clue if not a traditional or institutional initiatory vacuum, at least an eloquent sign of some contemporary inter-institutional shortcomings. But which ones exactly? Therein lies the post-school context that we must seek to clearly define: the break in the socio-professional organicism following a successful school education. It's either the lack of preparation of coherent and balanced interaction bridges (E. Goffman) between educational institutions available to youth and youth employment markets. Or maybe it is neither one nor the other of the two directions of crisis. Therefore, we should examine the post-initiation timeframes or these young educational and professional backgrounds' own social representations. Knowing that their own involvement or life stories could be important parameters in this institutional socio-analysis, the crucible of juvenile meanings such as the eventual success or failure of their socialization. According to G. Lapassade, the human being is an incomplete being, it is thus appropriate to consider the anthropological incompletenesses of young graduates. Could we not then address them in an interdisciplinary or transversal way, as often suggested by Edgar Morin's "complex thought" ? The issue of youth insertion or youth life success through continuous times and discontinuous aspects (George Gurvitch) of their post-school experiences, but starting from the specific cultural contexts. This is what the project of our thesis is trying to achieve on the basis of historical and cultural insights from Congolese authors like Elikya Mbokolo. Once stated, continuity can be reached and understood through discontinuity. Resourcefulness as an informal engagement of many young people today may well be approached and become a source of inexhaustible possibilities despite the theoretical or practical incompleteness that structurally surrounds it.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (532 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f

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  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TH 3830
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