Intelligentsias algériennes : exils, ruptures et retours

par Karim Khaled

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Aïssa Kadri.


  • Résumé

    L’histoire de la migration intellectuelle depuis l’Algérie nous montre à quel point elle est soumise à un silence à la fois académique et politique depuis l’indépendance. Malgré son importance dans toute dynamique historique de la société et dans tout l’espace migratoire, la migration intellectuelle algérienne demeure objet des spéculations politiques et journalistiques loin de la rigueur scientifique. Elle est soumise à une ignorance institutionnalisée incarnée par le système éducatif. La mémoire intellectuelle algérienne se trouve dans un processus de ruptures et d’oublies. Face à cette aliénation historique, la formation des professions intellectuelles en corps autonomes est quasiment impossible en Algérie. Elles sont objet des processus de dénaturation de leurs fonctions internes par l’idéologie hégémonique incarnée par l’État algérien. Les conséquences historiques sont désastreuses sur le statut et le rôle des intelligentsias algériennes. L’émigration reste pour elles la seule « voie de salut » pour sauver une vocation et se confirmer librement, loin des contraintes sociales et idéologiques hégémoniques. Ce travail de terrain se veut une analyse des parcours et trajectoires migratoires des intellectuels algériens depuis l’Algérie jusqu'à leur installation en France. Leur trajectoire migratoire est vécue comme une épreuve, sous forme d’un processus d’exils, de ruptures et de retours, à la fois dans leur pays natal et ensuite dans leur pays d’installation. Dans cette perspective analytique nous défendons que l’émigration intellectuelle algérienne est dans sa profondeur un mouvement sociopolitique de contre hégémonies.

  • Titre traduit

    Algerian intelligentsia : exiles, ruptures and returns


  • Résumé

    The history of intellectual migration from Algeria shows us how it is subject to a silence in both academic and policy since independence. Despite its importance throughout history dynamics of society and throughout the migratory space, the Algerian intellectual migration remains subject to the political and journalistic speculation away from the scientific rigor. It is subject to institutionalized ignorance embodied by the education system. Algerian intellectual memory is in a process of rupture and forgets. Given this historical alienation, training in intellectual professions autonomous body is almost impossible in Algeria. They are subject to the denaturation process of their internal functions played by the Algerian state hegemonic ideology. The historical consequences are disastrous on the status and role of the Algerian intelligentsia. Emigration remains their only "way of welcome» to save a vocation and confirm freely away from hegemonic social and ideological constraints. This field work is an analysis of routes and migration paths of Algerian intellectuals from Algeria until they arrive in France. Their migration path is seen as a test, as a process of exile, break and returns, both in their home country and then in the country of installation. In this analytical framework we defend, the intellectual Algerian emigration is its depth in a socio-political movement against hegemonies.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (492, 316 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 485-492

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TH 3728/1,2
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