Esthétique de la fluidité : le visage contemporain

par Marion Zilio

Thèse de doctorat en Art, philosophie et esthétique

Sous la direction de François Soulages.

Soutenue en 2013

à Paris 8 .


  • Résumé

    Cette recherche s’ancre dans l’expérience d’un double choc. Celui d’une société éminemment fluide et désormais portée par la révolution numérique, et celui, a priori ordinaire, d’un visage vivant l’épreuve quotidienne de ses multiples images circulant sur les réseaux. Or quiconque s’interroge sur les origines du visage et plus précisément sur la possibilité qu’a l’homme d’être pour lui son propre observateur, c’est-à-dire d’être à la fois un sujet-visage et un objet-visage, admettra qu’il s’agit d’un événement relativement récent dans l’histoire de l’humanité. À partir de la seconde moitié du XIXème siècle, alors que se met en place une société de flux avec la révolution industrielle, la photographie fait apparaître le visage des foules. Notre thèse questionne par conséquent ce visage qui s’invente comme objet technique, avec l’apparition simultanée de la photographie et d’un milieu hautement appareillé. Entendu comme archive, mais aussi comme surface d’inscription de signes et de traces, le visage procède d’une extériorisation à travers laquelle s’articule l’ambivalence structurelle de la fluidité, qui tantôt code et discrétise, tantôt émancipe et crée du devenir. Comprendre le visage contemporain revient, en définitive, à porter un regard nouveau sur le régime des appareils d’une époque et, a fortiori, sur les processus d’individuation psychique et collective. C’est en ce sens que notre thèse entend produire une « écologie de la fluidité ».


  • Résumé

    This research is grounded in the experience of a double shock. That of a highly fluid society and now supported by the digital revolution, and the one of a face living the daily ordeal of its multiple images on networks. But anyone who wonders about the origins of the face and more specifically, on the possibility of the man to be his own observer, that is to say, to be both a subject and a face-object face, admits that it is a relatively recent event in the history of mankind. From the XIXth century, when emerge a society of flux with the industrial revolution, the photograph shows the face of the crowds. Our thesis therefore questions the face that is invented as a technical object, with the simultaneous appearance of photography and a highly paired environment. Understood as an archive, but also as a surface registration of signs and traces, the face stems from an externalization through which articulates the structural ambivalence of fluidity, which sometimes code and discretize, now emancipate and create some becoming. Understanding the contemporary face means, ultimately, to take a new gaze at the system of units of an era and, a fortiori, on the psychic and collective individuation process. It is in this sense that our thesis intends to produce an "ecology of fluidity. "

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Informations

  • Détails : 1 vol. (498 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 443-461. Index

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TH 3585
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