Régulation de p21CDKN1A dans la réponse au stress du réticulum endoplasmique : mécanisme, fonction et conséquences
| Auteur / Autrice : | Coraline Mlynarczyk |
| Direction : | Robin Fåhraeus |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Hématologie et oncologie |
| Date : | Soutenance en 2013 |
| Etablissement(s) : | Paris 7 |
Résumé
Dans les tumeurs solides, un apport réduit en nutriments et oxygène génère un stress au niveau du réticulum endoplasmique (RE). Nous avons précédemment montré que la réponse physiologique déclenchée (UPR) induit p53/47, une protéine isoforme de p53. P53/47 provoque un arrêt du cycle cellulaire en G2, via 14-3-3 sigma, pour rétablir l'homéostasie du RE. Ceci contraste avec le blocage en Gl par p21 qui est activé par p53 suite à un dommage de F ADN. La majorité des traitements contre le cancer étant basée sur l'utilisation d'agents génotoxiques, nous avons cherché à comprendre comment un stress du RE pouvait influencer la réponse à un dommage de l'ADN. Il apparaît que l'expression de p21 est réduite en conditions de stress du RE. Cet effet est dominant par rapport à l'induction de p21 lorsque l'ADN est endommagé, aboutissant à une augmentation de la mort cellulaire par apoptose. La suppression de p21 implique l'action coordonnée de p53 et p53/47 à un niveau transcriptionnel et traductionnel. S'il est présent, p21 empêche l'arrêt en G2, en induisant la dégradation protéasomique de 14-3-3 sigma, via l'enzyme ubiquitine ligase COP1. En conséquence, ce travail i) décrit la façon dont p53 contrôle l'équilibre entre les phases Gl et G2 du cycle cellulaire en fonction du stress ; ii) dévoile un nouveau mécanisme permettant à p53 de réguler l'expression de ses gènes cibles ; iii) révèle une fonction pro-proliférative de p21 dont la suppression est essentielle dans la réponse au stress du RE and iv) détermine des conditions présentes dans les cellules tumorales qui peuvent être utilisées pout renforcer l'effet cytotoxique de molécules anticancéreuses utilisées en clinique.