Théâtre et psychanalyse : la femme sous le regard "masculin" de la dramaturgie

par Dimitra Athanasopoulou

Thèse de doctorat en Anthropologie psychanalytique et pratiques cliniques du corps

Sous la direction de Paul-Laurent Assoun.

Soutenue en 2013

à Paris 7 .


  • Résumé

    Le rapport entre la psychanalyse et le théâtre date d' Oedipe ou bien depuis la tragédie grecque. Le mythe freudien qui a nourri la théorie psychanalytique au niveau universel est alors un « scénario grec ». Si nous considérons respectivement le théâtre comme la forme littéraire qui parle le plus de la psychanalyse et la psychanalyse comme la théorie de la dramaturgie, nous pouvons également considérer que Strindberg, Ibsen et Lorca ont créé des figures théâtrales dont le décodage revient à dire quelque chose de l'expérience de l'inconscient. Nous souhaitons ouvrir un dialogue avec ces auteurs. La trilogie Strindberg, Ibsen, Lorca vise à montrer l'image de la femme « transformée ou non transformée » par la structure psychique de l'homme dramaturge. La trilogie théâtrale rencontre alors la trilogie freudienne (névrose, psychose et perversion). Strindberg, Ibsen, Lorca mettent en scène la question féminine. Nous nous attacherons à montrer comment se construit chez eux la figure de la femme. L'homme voit la femme par le prisme de castration. Nous souhaitons montrer la falsification de la femme par castration ou délire, autrement dit la vérité de la femme du côté de l'homme. La femme a été toujours regardée au travers du fantasme, jamais abordée dans la réalité. Quel est alors le rapport de Strindberg, d'Ibsen, de Lorca à l'Autre sexe ? Comment traitent-ils la question du non rapport sexuel ? Chacun à sa manière, selon symptôme, sa structureNous constatons que Strindberg fait oeuvre jusqu'à la folie. . Nous souhaitons mettre l'accent sur la portée pour la psychanalyse d'un dramaturge considéré comme misogyne, sur ce qu'il nous apprend sur le rapport à la femme et plus précisément sur le rapport à l'étranger féminin. Nous entamerons un questionnement analogue avec Henrik Ibsen et Federico Garcia Lorca. La femme est un moyen de revisiter l'oeuvre des hommes dramaturges. Mais en retour les oeuvres deviennent un moyen de revisiter la question du féminin

  • Titre traduit

    Theater and psychoanalytical anthropology : the feminity question through the "masculine" eye of dramatology


  • Résumé

    The connection between psychoanalysis and theater dates from Oedipus or, rather, from the Greek tragedy. Therefore, the Freudian myth that has nourished the psychoanalytic theory in a universal level is a "Greek scenario. If we see theater as the literary form that talks about psychoanalysis more than all the other literary forms, and respectively psychoanalysis as the theory of dramatic art, we might as well consider that the greatest European dramatists of the 20th century -Strindberg, Ibsen and Lorca- have created theater characters whose decoding has something to say about the experience of the unconscious. Therefore we are wondering whether psychoanalysis would be possible without theater, without the knowledge that theater has transmitted us on the subject and its passions, if we could think about Freud without thinking about the great dramatists. So how are we going to apply psychoanalysis in a theater play? What is the text's resistance to the analytical interpretation? Our goal is not only to question the literary creation in connection to the symptom, but to study as well the female characters in Ibsen, Strindberg, Lorca in order to support our hypothesis: The woman made hysterical and blamed by the male dramatist with no regard to her structure, her sexuality, her nationality. We wish to open a dialogue with the authors. The Strindberg, Ibsen, Lorca trilogy aims to show an image of the woman "transformed or not" by the psychical structure of the male dramatist. Therefore the theatrical trilogy meets the Freudian trilogy (neurosis — psychosis and perversion).

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Informations

  • Détails : 1 vol. (257 p.)
  • Annexes : 145 ref.

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