Intermitências na cultura visual contemporânea : o postal ilustrado e a imagem recreativa

par Maria da Luz Correia

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Michel Maffesoli et de Moisés de Lemos Martins.

  • Titre traduit

    Intermittences dans la culture visuelle contemporaine : la carte postale illustrée et l’image récréative


  • Résumé

    La culture visuelle contemporaine ne peut pas être comprise sans avoir à l’esprit l’enjeu entre les conditions socio-économiques, les avancées technologiques et les opérations artistiques au cours des deux derniers siècles. C’est en considérant cet enjeu, qu’on s’interroge: Quels sont les rapports entre l'image technique, la parole et le réel? Quels sont les liens entre les différents dispositifs qui composent l’ensemble médiatique actuel? Comment peut-on décrire l'interaction entre les opérations de l’art, le commerce social des images et les valeurs fondatrices de l’institution esthétique (art / pas de l'art, haut / bas, auteur / récepteur, original / copie ...)? Ce questionnement prend une direction plus précise, par le biais de l’étude des images et des usages de la carte postale illustrée au cours des trois premières décennies du XXème siècle et des années 80, 90 et 2000. Concomitante à l'avènement de la photographie et à l’émergence d'un réseau postal de communication mondiale, la carte postale illustrée sera également analysée à partir d’une recollection de ses appropriations artistiques. Malgré l’étendue de l’archive scientifique dédiée à l'iconographie collective, notamment concernant des champs épistémologiques tels que la sociologie de l'imaginaire et les visual cultural studies, pour ne citer que deux exemples récents, il est à notre avis fort nécessaire de relire la théorie de l'image, tout en tenant compte des différents aspects du processus d’appareillement technique de l’image, qui s’ébauche au cours du siècle. XIX avec la photographie et le cinéma, et qui se poursuit aujourd'hui avec les réalités virtuelles et les ambiances numériques de la Web 2.0 ... La présente étude considère ce trajet à partir de deux notions fondamentales : l’idée de récréation et la conception de remédiation. L'image récréative traduit la reconnaissance de la nature paradoxale de l’image et de la technique : celles-ci seraient, d’une part, des entités douées d’”une sensibilité tirée à la manivelle” (Moisés Martins Lemos , 2011), qui se manifesterait sous les formes de l'aliénation et de l'automatisation ; d'autre part, l’image et la technique, une fois appropriées par des tactiques de réinvention, de recomposition et de réparation, deviendraient des instances favorables à l'expérience et à l'affirmation de notre condition historique. À son tour, la notion de remédiation, terminologie suggérée par Bolter et Grusin (2000), présuppose une affirmation de l’interdépendance des medias contemporains ; ceux-ci seraient un ensemble solidaire uni par des liens de collaboration non chronologiques, contraires au schéma séquentiel qui oppose les nouveaux aux vieux médias. Une culture traversée par la récréation et la remédiation est également, comme l’a constaté l’œuvre visionnaire de Walter Benjamin (1991, 1992), une culture où se troublent les frontières entre les statuts de l'auteur et du récepteur, de l’originel et de la copie, de l’high et du low, statuts normatifs artificiels destinés à légitimer le discours de l'institution esthétique. Absentes de notre traversée quotidienne et spontanée de la polymorphie des ambiances visuelles, les dichotomies mentionnées seraient l’objet de nombreuses dérisions artistiques, aujourd'hui paradoxalement assimilées par l’institution esthétique. La carte postale, autrefois protagoniste des grandes expositions universelles, et aujourd'hui omniprésente dans les espaces polyculturelles de l'art moderne et contemporain - dans leurs magasins, leurs salles d’exposition et leurs aires de loisir tels que les cafés, bars et restaurants -, revêt un intérêt particulier...

  • Titre traduit

    Intermittences in the contemporary visual culture : the picture postcard and the recreative image


  • Résumé

    Understanding contemporary visual culture as a result of the game between socio-economic conditions, technological advances and artistic operations over the past two centuries, we ask ourselves: What are the relationships between image, word and the reality? What are the connections between different devices of the current media context? and the interaction between operations artistic, images’ social commerce and the founding values of the aesthetic institution (art / non art, high / low, author / viewer, original / copy ...)? This broad issue finds a more accurate direction in the analysis of images and uses of the postcard over the first three decades of the century XX and 80, 90 and 2000 and also in the recollection of this artistic media appropriation, inseparable from the advent of photography and installation of a network of world postal communication. We believe that, although the scientific archive about the collective iconography progressively becomes more extensive, particularly with the affirmation of epistemological fields ranging from sociology of the imaginary to the visual cultural studies, just to mention two recent examples, this does not make it unnecessary, on the contrary, it makes it urgent to persistently review the theory of the image, which takes into account different aspects of the same technologization process, started in the century XIX with photography and film, and which continues today with the realities of digital and virtual environments web 2.0 ... The review of this path is drawn in our study with the support of the notions of recreation and remediation. The recreational image corresponds to a paradoxical conception of image and technique as entities that would be, on the one hand, aimed at "a sensitivity pulled by the crank," retaking the expressive formula of Moisés de Lemos Martins (2011), through forms of alienation and automation and, on the other hand, the favourable to the exercise of experience and the affirmation of the historical condition, through reinvention, rearrangement and repair tactics. The notion of remediation, terminology suggested by Bolter & Grusin (2000), requires an understanding of the complex contemporary media as an interdependent whole, united by non-chronological relationships of collaboration and hybridization, which rupture with the linear sequential scheme that distinguishes new and old media. A culture crossed by recreation and remediation tactics is also, as the visionary thought of Walter Benjamin (1991, 1992) glimpsed, a culture where the boundaries between the positions of author and viewer, the status of original and copy and high and low have been weakened, artificial normative categories that were intended to legitimize the discourse of aesthetic institution, but which would remain absent within our daily and spontaneous route of polymorphic visual atmospheres and would be, moreover, object of the most heterogeneous artistic derisions, paradoxically today assimilated by that aesthetics institution. The picture postcard, once the protagonist of universal expositions, today ubiquitous in major policultural centres of modern and contemporary art - in its stores, in their classrooms and in their leisure spaces, such as coffee shops, bars and restaurants - fits our problem in a very particular way: object between art and commerce, with pictures and words, photography vehicle, close relative of cinema, the postal lends itself both to the exploration of a stereotypy of affects and it also offers to tricks, the tricks and the assemblies of its users....

Accéder en ligne

Par respect de la propriété intellectuelle des ayants droit, certains éléments de cette thèse ont été retirés.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Descartes-Bibliothèque électronique. Service commun de la documentation. Bibliothèque électronique.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.