Le dieu Rašap dans le monde ouest-sémitique. Étude d’une figure divine, de ses interprétations et de la diffusion de son culte

par Jimmy Daccache

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Françoise Briquel-Chatonnet.

Soutenue le 18-12-2013

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Mondes anciens et médiévaux (Paris) .


  • Résumé

    L’analyse de la personnalité du dieu ouest-sémitique Rašap permet de suivre les étapes de l’évolution de sa figure divine. Son culte a connu une large diffusion dans tout le Levant et jusqu’en Égypte. Apparu au IIIe millénaire à Ebla, il s’éteint à la fin du Ier millénaire. La dernière attestation de son nom apparaît dans une inscription de l’an 6 av. J. C. à Palmyre. On tenait Rašap pour maître des activités militaires et responsable de la propagation des épidémies. Ce sont ces fonctions qui lui ont valu la pérennité qui lui est propre, entretenue par des guerres incessantes, entraînant fléaux et épidémies. Contrairement au sources textuelles égyptiennes, prolifiques, la littérature sémitique est plutôt avare d’informations et de descriptions relatives aux spécificités de Rašap. Toutefois, son rapprochement des différentes divinités connues, notamment de Nergal aux IIIe et IIe millénaires, dans le milieu syrien, et d’Apollon à l’époque classique chypriote, aide à mieux comprendre la personnalité de Rašap. Son nom est également mentionné dans la Bible hébraïque, accompagné de ceux d’autres êtres suprêmes : Bārād, Qeteb et Deber. Bien que les versets bibliques révèlent le côté guerrier et redoutable de celui qui est appelé en hébreu Rešep, l’aspect divin de ce dernier s’estompe graduellement, pour laisser place à un simple nom commun, dont la signification n’est pas toujours limpide, comme le prouve un certain passage du livre de Ben Sirah. Une riche iconographie rassemblée notamment à partir de documents proche orientaux et égyptiens (reliefs, statues, sceaux, amulettes) complète les données textuelles et confirme leur interprétation.

  • Titre traduit

    The god Rašap in the West Semitic World. Study of a Divine Figure, his Interpretations and the Propagation of his Cult


  • Résumé

    The analysis of the personality of the West Semitic god Rašap allows us to follow the evolution of its divine figure. His cult has known a large diffusion into the Levant and up to Egypt. It first appeared in the third millennium Ebla and extinguished at the end of the first millennium. The last occurrence of his name appears in a Palmyrene inscription dating from the year 6 B. C. Rašap was the master of military activities and responsible of widespread diseases. These particular qualities ensured his unbroken existence, without major disruption, maintained by conflicts between realms, thus causing contagious and epidemic diseases. Unlike plentiful textual Egyptian sources, Semitic documentation seems rather stingy with information and description of Rašap’s characteristics. Nevertheless, his relation with different deities, in particular Nergal at the 3rd and the 2nd Millennium in a Syrian context, and Apollo in Cyprus classical era, helps to define and outline Rašap’s personality. His name appears as well in the biblical texts, accompanied with other divine names, such as Bārād, Qeteb and Deber. Even if the biblical verses reveal the warrior and dreadful side of the so-called Rešep, his divine aspect fades away, to become afterwards a simple noun, as it is proved in the book of Ben Sirah. A rich Oriental and Egyptian iconographical documentation (reliefs, statues, seals, amulets) completes the textual sources and confirms their interpretation.


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