S’entendre et combattre. Grecs et Thraces, d’Homère à la disparition du royaume de Macédoine en 168 avant J.-C.

par Aliénor Rufin Solas (Rufin)

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Olivier Picard et de Véronique Chankowski.

Soutenue le 11-12-2013

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Mondes anciens et médiévaux (Paris) , en partenariat avec Orient et Méditerranée (Ivry-sur Seine, Val de Marne) (laboratoire) .


  • Résumé

    Dès l’époque archaïque, les Grecs combattirent en Thrace contre mais aussi aux côtés des guerriers de la région, tandis que les Thraces, recrutés par les armées extérieures, guerroyaient, de plus en plus nombreux, sur les divers champs de bataille du monde grec. Au cours de la période hellénistique, l'intégration des Thraces aux armées grecques est telle que leur nom en vient à désigner un type de troupes, armées à la légère. Elle est le fruit d'un long processus, marqué par l’importance des relations personnelles nouées entre aristocraties guerrières grecques et thraces, depuis l’épopée homérique jusqu’à la disparition du royaume de Macédoine.La politique thrace de Philippe II est réinterprétée : la notion de conquête, évoquée par les Anciens comme les Modernes, ne peut rendre compte de la réalité des rapports entretenus avec les Thraces. Les relations établies avec les chefs des peuples guerriers de la région firent figure de modèle pour ses successeurs jusqu'au dernier roi de Macédoine. La pacification que cette politique a entraînée comme les recrutements massifs qu’elle permit contribuèrent, pour une très large part, aux succès d’Alexandre le Grand en Asie. L’étude des rapports diplomatiques et guerriers entre Grecs et Thraces s’impose finalement comme le meilleur angle d’étude pour appréhender à la fois les mécanismes de l’intégration de la Thrace à l’histoire du monde grec, et l’histoire propre de cette région à travers l’évolution de ses structures sociales, politiques et militaires. Il conduit en particulier à réinterpréter l’histoire du royaume odryse et à redéfinir ses limites géographiques.

  • Titre traduit

    War and philia. Greeks and Thracians from Homer to the end of the Macedonian kingdom


  • Résumé

    From the Archaic period, the Greeks fought in Thrace against but also at the sides of the warriors of the region, while the Thracians, recruited by foreign armies, were increasingly waging war on the various battlefields of the Greek world. During the Hellenistic period, the integration of the Thracians warriors within Greek armies is such that their name has come to designate a lightly-armed type of troops. It is the result of a long process, underlining the importance of the personal relationships established between Greek and Thracian aristocracies. The literary sources provide such examples of philia allowing various forms of military cooperation from the Homeric epic to the reign of the last Antigonids, albeit these examples often get overlooked by Modern historians. The reign of Philip II saw an intensification and remarkable geographical extension of this phenomenon. His Thracian policy, presented in a misleading manner by some ancient texts and misunderstood by the Moderns, must be reinterpreted. Innovative in many ways, it was one of his highest priorities and was a model for his successors until the last kings of Macedonia. The success of his Thracian policy can be observed in its achievements : the pacification of the region, and the massive recruitment of Thracian warriors, that contributed to a very large extent to the successes of Alexander the Great in Asia.The thesis finally offers a reappraisal of the history and geographical limits of the Odrysian Kingdom, through a study of the tribal and warlike structures in Thrace.



Le texte intégral de cette thèse sera accessible sur intranet à partir du 11-12-2018

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