Elements de description phonologique et morphologique du Lumbu, langue bantu (B44) du Gabon parlée à Mayumba

par Lea Ghislaine Gamille

Thèse de doctorat en Sciences du langage

Sous la direction de Raphaël Kabore.

Le président du jury était Annie Rialland.

Le jury était composé de Raphaël Kabore, Annie Rialland, Marie-Françoise Rombi, Odile Racine-Issa.


  • Résumé

    Ce travail propose une description systématique du Lumbu. Cette langue est parlée au Gabon et au Congo. Nous avons porté notre choix sur la variété parlée à Mayumbu ; dans la partie septentrionale du Gabon.Notre approche a porté sur deux niveaux d’analyse suivants : la phonologie et la morphologie de cette langue. Le système phonologique décrit les phonèmes selon le critère de pertinence. En effet, cette première partie décrit le système consonantique et vocalique du lumbu. L’inventaire des phonèmes qui caractérisent la structure même de la langue nous a permis de répertorier seize phonèmes consonantiques et dix phonèmes vocaliques répartis de façon équitable sur la durée de réalisation des voyelles. Cependant, le système vocalique ne comporte pas de voyelles nasales. On note plutôt un phénomène de nasalisation favorisée par la présence d’une consonne nasale placée après la voyelle.La structure syllabique est caractérisée par des syllabes ouvertes c’est-à-dire qu’on ne retrouve pas de consonne en finale de mot. Nous bouclons cette partie par la description du système tonal. Il comporte deux tons simples / H/ (haut), /B / (bas) et deux tons modulés: /Mt / (montant) /Dt/ (descendant). La structure morphologique est envisagée sous deux angles ce qui nous a permis de faire ressortir les caractéristiques morphologiques de chacun des domaines. La description morphologique s’emploie à identifier les différents thèmes nominaux et les différentes structures verbales.La dérivation est relevée aussi bien dans le domaine lexical que verbal. Tout au long de notre travail, nous avons procédé à une analyse dérivationnelle en partant de la forme de base jusqu’à la forme réalisée. Cette façon de faire met en avant les différentes étapes du processus dérivationnel. Les nominaux sont identifiés par rapport aux classes nominales. Le Lumbu compte quatorze classes nominales qui fonctionnent par des appariements singulier /pluriel. Parmi les nominaux nous avons relevé les pronoms, les adjectifs qui se distinguent par la chaîne des accords.

  • Titre traduit

    Phonological and morphological description of Lumbu, a bantu language (B44) spoken at Mayumba, Gabon


  • Résumé

    This work provides a systematic description of Lumbu, a bantu language spoken at Mayumba,Gabon. I have chosen to focus on the phonological and morphological analysis.The inventory of phonemes shows 16 consonants and 10 vowels. There are no nasal vowels, butthere is however nazalization favored by the presence of a nasal consonant after the vowel. This part of theanalysis is completed with the description of the tonal system. There are two simple tones /H/ (high) and /B/(low), and also a rising tone /Mt/ (for « montant » in French) and a falling tone /Dt/ (for « descendant » inFrench). Tonal variation is induced by a floating tone.There are 13 noun classes and 3 locative classes. As a rule, classes are grouped in pairs (singular andplural). There is no masculine.feminin distinction. The class prefix of nouns governs concord on all theterms that depend on the noun, i.e., adjectives, demonstratives, possessives, etc.All through the work I have analysed the derivational processes step by step, from the root upwardto the surface form.


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