La construction visuelle des identités kurdes : cinema turc, cinéma kurde

par Yilmaz Ozdil

Thèse de doctorat en Études cinématographiques et audiovisuelles

Sous la direction de Kristian Feigelson.

Soutenue le 25-11-2013

à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Arts & médias (2009-2015 ; Paris) , en partenariat avec Institut de recherche sur le cinéma et l'audiovisuel (Paris) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Jean Mottet.

Le jury était composé de Kristian Feigelson, Jean Mottet, Hamit Bozarslan, Mehmet Öztürk, Jean-François Pérouse.


  • Résumé

    Dans les quatre pays dominant le Kurdistan, (Turquie, Iran, Irak et Syrie), la question kurde se traduit avant tout sous forme de visibilité/ invisibilité, autour de la question de la reconnaissance des Kurdes en tant que Nation déniée. Notamment en Turquie, le premier des pays à avoir imposé aux Kurdes son modèle d'Etat-Nation, cette question renvoie aux politiques négationnistes étatiques menées contre la culture et l'identité kurdes, considérées dès 1924, comme des obstacles au processus de création d'une identité nationale turque. Dans ce rapport conflictuel entre le nationalisme turc et le nationalisme kurde, également fruit d'une mémorisation traumatique et d'une longue histoire de résistance kurde dans chaque partie du Kurdistan, l'imaginaire des Kurdes renvoie а une dimension historique devenue spontanément une référence essentielle du traitement cinématographique de la « kurdicité », sous forme d’interaction construite par les Kurdes eux-mêmes ou créée par leurs adversaires politiques.Notre thèse s'efforce de montrer cette influence durable du nationalisme sur le traitement cinématographique de la « kurdicité », principalement dans le cinéma turc traitant les Kurdes sans les designer en tant que Kurdes, puis dans le cinéma kurde au service de la « cause kurde » après les années 1990.

  • Titre traduit

    The visual construction of Kurdish identities in cinema


  • Résumé

    In the four countries dominating Kurdistan (Turkey, Iran, Iraq and Syria) the Kurdish question translates first and foremost under the concept of visibility/invisibility, around the problem of the recognition of the Kurds as a denied nation. This is especially apparent in the case of Turkey, the first of the countries which imposed its own nation-state on the Kurds : this question is associated with the negationist state policies on Kurdish culture and identity,which, since 1924, have been considered as obstacles on the path to the creation of a nationalTurkish identity. In this conflictual relation between Kurdish and Turkish nationalisms – the fruit, among others, of a traumatic memory and a long history of Kurdish resistance inrespective sections of Kurdistan – the imagery of the Kurds refers to a historical dimensionwhich has spontaneously become an essential reference of cinematographic treatment of« Kurdishness » under the form of interactions constructed by themselves or by their own political opponents. The present thesis aims at describing that permanent influence of nationalism on the cinematographic treatment of « Kurdishness » in the Turkish cinema which principally treats the Kurds without designating them as Kurds, then in the Kurdish cinema in the service of « Kurdish cause » following the 1990s.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Sorbonne Nouvelle. Direction des Bibliothèques Universitaires. Bibliothèque numérique.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.