Le cinéma de fiction politique des années 1970 en France : enjeux politiques et esthétiques d'un genre

par Nathalie Nezick

Thèse de doctorat en Cinema et audiovisuel

Sous la direction de Michel Marie.

Soutenue le 25-10-2013

à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Arts et médias (Paris) , en partenariat avec Institut de recherche sur le cinéma et l'audiovisuel (Paris) (laboratoire) .

Le président du jury était Fabrice Montebello.

Le jury était composé de Michel Marie, Fabrice Montebello, Geneviève Sellier, Laurent Jullier, Gilles Mouëllic.


  • Résumé

    En France, Mai 68 et la décennie qui suivit ont révélé la complexité d’une séquence historique dans le champ cinématographique. Le phénomène politique, social et culturel de la contestation généralisée de Mai 68 a influé sur les représentations intellectuelles en produisant un phénomène massif d'importation des catégories politiques comme schèmes classificatoires dans le champ artistique. Le champ cinématographique est également concerné. Dès le mois de mai 1968, des États Généraux du cinéma qui rassemblent les différents acteurs de la filière cinématographique voient le jour pour tenter d’influer sur les organismes de soutien étatiques, et proposer une nouvelle organisation économique ainsi que des modalités de contrôle moins répressives (la censure). Les débats théoriques et critiques animent le champ cinématographique, alors que certains cinéastes s’engagent dans la voie de la fiction politique revendiquée comme telle. Les premiers films de fiction « engagés » arrivent dans les salles au début des années 1970. Z de Costa-Gavras (1969) est présenté comme le film fondateur de ce mouvement, les critiques et théoriciens s’appuyant sur le film pour tenter de définir un nouveau genre à défaut de le circonscrire. Le film de fiction politique tentera de se distinguer du film à « thèse » en ce qu’il relèvera d’un genre plus heuristique que monologique. L’évolution du genre butera néanmoins sur la question et l’accusation de sa « récupération » idéologique, tant par le « Système » qui le diffuse que par certains cinéastes accusés de l’exploiter et donc de le dénaturer. Ce « nouveau genre » restera très indéterminé, entre « politisation » de la fiction et renouvellement du genre de la fiction

  • Titre traduit

    The cinema of political fiction of the 1970s in France : political stakes and aesthetics of a genre


  • Résumé

    In France, May 1968 events and the decade that followed revealed the complexity of an historical sequence in cinema. The political, social and cultural phenomenon of the generalised contestation of May 1968 events had an influence on intellectual representations, producing massive importations of political categories as classificatory schemes in the art field. Cinema is concerned too. From May 1968, some General Estates of cinema which gather the different protagonists of the field of cinema appeared in order to have an influence on state supported organisms, and suggested a new economic organisation as well as less repressive modalities of control (censorship). Theoretical and critical debates stirred the field of cinema, whereas some filmmakers stepped into the path of public fiction as it is. The first « committed » fiction films appeared in cinemas in the early 70s. Z, directed by Costa-Gavras (1969) is introduced as the founding film ! of this movement. Critics and theorists relied on the film in order to try to define a new genre instead of confining it. Political fiction film will attempt to stand out from the idea of « thesis film », by making it fall under a genre more heuristic than monological. Yet the evolution of the genre will have difficulties with the question and accusation of its ideological « salvage », by the « System » releasing it and by some filmmakers accused of exploiting it, and thus of adulterating it. This « nouveau genre » will remain quite imprecise between « politicization » of fiction and renewing of the genre of fiction

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Sorbonne Nouvelle. Direction des Bibliothèques Universitaires. Bibliothèque numérique.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.