Le traitement, dans la presse écrite, de la violence politique en Guadeloupe de 1979 à 1989

par Jacques Canneval

Thèse de doctorat en Sciences de l'information et de la communication

Sous la direction de Michael Beaussenat Palmer.

Soutenue le 22-10-2013

à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Arts et médias (Paris) , en partenariat avec Communication, information, médias (Paris) (laboratoire) .

Le président du jury était Guy Lochard.

Le jury était composé de Michael Beaussenat Palmer, Guy Lochard, Isabelle Garcin-Marrou, Bruno Ollivier.


  • Résumé

    Entre 1979 et 1989, la région des Antilles et de la Guyane, et plus particulièrement la Guadeloupe, ont connu une décennie de violence. 284 attentats à la bombe ont été commis dans ces pays, soit un peu plus de 10 % des 2616 attentats perpétrés sur le territoire français de 1973 à 1980. Ces actes de violence ont été revendiqués par deux organisations “terroristes“ successives : le Groupe de libération armée (G.L.A) et l’Alliance révolutionnaire caraïbe. Cette “lutte armée“ avait pour objectif de “pousser“ le gouvernement français à accorder l’indépendance nationale à ses dernières possessions des Antilles et de l’Amérique du Sud. Cette thèse intitulée : “le traitement, dans la presse écrite, de la violence politique en Guadeloupe de 1979 à 1989“ s’attache à interroger la stratégie discursive des journaux nationaux et régionaux pour rendre compte des violences dans un pays où est à l’œuvre une théorie politique de l’assimilation. En se fondant sur le schéma actanciel, ce travail, dans sa première partie, s’emploie à dégager les grandes étapes de la formule “départementalisation“ qui s’est imposée au fil du temps comme cadre politique de régulation de la vie publique des départements d’outre-mer. Dans sa deuxième partie, il s’attarde à mettre en lumière le long processus historique qui a conduit aux événements de violence précités. Ceux-ci sont analysés, dans la troisième partie, par la technique de mise en relation contrastive du quotidien de “référence“ le “Monde“ et du journal “nationaliste“ le “Journal Guadeloupéen“, et par celle de l’analyse de contenu. Les résultats de ce travail sont de deux ordres : 1) le phénomène de la violence politique est saisi dans son fonctionnement pratique et théorique ; les premières vérités, à la suite d’une enquête approfondie, apparaissent sur cette période troublée. 2) la mise en relation contrastive, les analyses lexicale et thématique révèlent avec quel substrat les journaux construisent leurs dires.

  • Titre traduit

    How the written press dealt with the political violence in Guadeloupe between 1979 and 1989


  • Résumé

    Between 1979 and 1989, the region covering the French West Indies and Guyana, and in particular Guadeloupe, experienced a decade of violence. 284 bomb attacks were committed in these countries, i.e. slightly more than 10% of the 2,616 attacks carried out throughout French territory between 1973 and 1980. Two “terrorist” organizations successively claimed responsibility for these acts of violence: the Liberation Army Group (G.L.A.) and the Caribbean Revolutionary Alliance. The aim of this “armed struggle” was to “incite” the French government to grant national independence to its last strongholds in the West Indies and South America. This dissertation, entitled “How the written press dealt with the political violence in Guadeloupe between 1979 and 1989”, focuses on questioning the discursive strategy implemented by national and regional newspapers for reporting the violence in a country where a political theory on assimilation was brought into play. In its first part, this work, which is based on the actantial model, concentrates on highlighting the major phases in the “departmentalization” formula, which imposed itself over time as the political framework that would be used to regulate public life in overseas departments. In its second part, it emphasizes in detail the long historic process which led to the aforementioned violent events. These are analyzed in the third part through a contrastive study of the reference daily – Le Monde, with the nationalistic newspaper – the Journal Guadeloupéen and by analyzing the content. The results of this work are twofold: 1) the phenomenon of political violence is addressed in its theoretical and practical functioning; following an in-depth enquiry, the basic truths are brought to the fore for this troubled period. 2) the contrastive relationship, the lexical and thematic analysis uncovers the “substance” used by the newspapers for establishing their claims.

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