Esquisse théorique de la coopération franco-gabonaise de 1960 à nos jours : une aide publique au sous-développement ?

par Brice Passy

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Pierre Boilley.

Soutenue le 19-02-2013

à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale d'Histoire de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Paris) , en partenariat avec Centre d'études des mondes africains (Paris) (équipe de recherche) .


  • Résumé

    Le concept d'aide au développement a fait son intrusion dans l'histoire au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Le titre XIII de la constitution du 4 octobre 1958 ébaucha la politique de coopération. Le général De Gaulle entendait résoudre le dilemme : replier le drapeau tricolore sans rompre les liens historiques. Or, si la légitimité française dans le nouveau partenariat trouvait des arguties juridiques, les ambitions qu'il concentrait comportaient des faiblesses. L'engagement pour le développement peut durer « ad vitam aeternam ». La diversité d'instruments administratifs et financiers, ainsi que la multitude d'acteurs ajoutent à la confusion. Les réformes du dispositif de la coopération n'ont pas encore gommé l'idée des « mutations impromptues ». L' «Esquisse théorique de la coopération franco-gabonaise de 1960 à nos jours : une aide publique au sous-développement ? » révèle l'ambiguïté, la dichotomie entre coopération et développement. En dépit des énormes potentialités d'un pays d'environ 1,5 million d'habitants, la coopération peine à sortir les Gabonais de la pauvreté. Ils sont aussi pauvres plus d'un demi-siècle après les indépendances, qu'ils l'étaient au moment où l'administration coloniale passait la main. Si l'assistance technique française a certes permis une certaine relève de celle-ci, dite « gabonisation », l'essentiel de l'économie de ce pays reste concentré dans les mains des Français où passe une part non négligeable des investissements publics français. L'importance du Gabon pour la France a suscité une coopération de l'ombre où transpire toutes sortes de dérives antinomiques au progrès : gabegie, favoritisme, concussion, sectarisme... monolithisme.

  • Titre traduit

    Theoretical draft of the French Gabonese co-operation since 1960 until nowadays : a public aid for the underdevelopment ?


  • Résumé

    The concept of development aid made its intrusion in history shortly after the Second World War. Title XIII of the constitution of October 4, 1958 outlined the policy of co-operation. The General De Gaulle intended to solve the dilemma : to fold up the Tricolour without breaking the historical bonds. However, if French legitimacy in the new partnership found legal quibbles, the ambitions which it concentrated comprised of the weakness. Engagement for the development can last « Ad vitam aeternam ». The diversity of administrative and financial instruments, as well as the multitude of actors add to confusion. The reforms of the mechanism of the co-operation did not gum yet the idea of the « changes impromptues ». The « theoretical draft of the French Gabonese co-operation since 1960 until nowadays : a public aid for the underdevelopment ? » reveals ambiguity, the dichotomy between co-operation and development. In spite of the enormous potentialities of a country from approximately 1,5 million inhabitants, the co-operation pains to bring out the Gabonese of the poverty line. They are as poor, 50 years after the independences, as they were at the time when the colonial administration passed the hand over. If the French technical aid allowed certainly a certain changing of this one, called « gabonisation », the essential of the economy in this country remains concentrated in the hands of the French where a considerable share of the French public investments passes. The importance of Gabon for France caused a co-operation of the shade where all kind of paradoxical drifts to progress perspires : underhand dealings, favoritism, misappropriation, sectarianism... monolithism.

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