Gestion de la dette publique et analyse des notions d'optimalité de soutenabilité et des risques financiers : cas des pays de la Commission de l'Océan Indien

par Marius Samizafy

Thèse de doctorat en Sciences economiques

Sous la direction de Anna Tykhonenko.

Le président du jury était Thomas Jobert.

Le jury était composé de Thomas Jobert, Damien Besancenot, Marc Raffinot, Matthieu Llorca.

Les rapporteurs étaient Damien Besancenot.


  • Résumé

    On propose d'analyser la gestion de la dette publique pour montrer que, si l’on tient compte des critères d’optimalité, la dette publique peut être un choix de financement du déficit public plus judicieux par rapport à la hausse des prélèvements obligatoires ou au seigneuriage. Pour ce faire, une étude comparative entre ces trois modes de financement est menée en tenant compte de leur faisabilité institutionnelle et en revisitant la notion d’optimalité d’un point de vue financier, i.e. compte-tenu des impacts sur la santé financière de l’Etat et d’un point de vue économique, i.e. par rapport à la performance économique du pays. Il est montré que la sous optimalité ou la non optimalité de la hausse des prélèvements obligatoires ou du seigneuriage peut être un motif incitant le Gouvernement à financer le déficit public par endettement. Toutefois, il est montré également que ce dernier doit répondre à des critères d’optimalité sinon il ne peut être considéré comme efficace. Par la suite, on montre que pour atteindre l’optimalité de la dette publique, le Gouvernement doit veiller à sa soutenabilité. Autrement dit, le Gouvernement doit éviter que la dette publique ne suive une tendance explosive qui risque de la rendre non optimale. Enfin, on met en avant le rôle que jouent les risques financiers dans la gestion de la dette publique pour montrer que c’est en partie la mauvaise prise en change de ces risques qui rend la dette publique non soutenable et non optimale.

  • Titre traduit

    Public debt management and analysis of optimality, sustainability and financial risk : the case of the member countries of the Indian Ocean Commission


  • Résumé

    The objective of this thesis is to analyze public debt management in order to show that, based on optimality criteria, public debt could be a more judicial financing choice in comparison with taxation or seigniorage. A comparative study between these three financing strategies is conducted by taking into consideration their respective institutional feasability and by revisiting the concept of optimality from a financial viewpoint, i.e. regarding the potential impacts on public finance soundness, and from an economic aspect, i.e. regarding the potential impacts on the economic performance of the country. The non optimality of taxation and seigniorage could be a motive for the Governement to finance public deficit by indebtedness. However, it must be highlighted that public debt must also comply with optimality criteria, otherwise it will be considered inefficient. Subsequently, it is shown that Government must aim at public debt sustainability in order to ensure its optimality. In other words, Governement must avoid public debt to follow an explosive path, which is likely to lead to its non optimality. Finally, the role of financial risks in public debt management is put forth in order to suggest that non optimal or non sustainable public debt is partly due to failing financial risk management. The case study is conducted in the member countries of the Indian Ocean Commission.


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