Crédits à l'exportation et industrialisation de la Grande Bretagne durant le dix-neuvième siècle

par Mohamed-Ali Triki

Thèse de doctorat en Sciences economiques

Sous la direction de Nicole Attia.

Le président du jury était Claude Berthomieu.

Le jury était composé de Nicole Attia, Claude Berthomieu, Anne Hanaut, Fethi Ayachi.

Les rapporteurs étaient Anne Hanaut, Fethi Ayachi.


  • Résumé

    Les révolutions industrielles ont été caractérisées par un rôle des banques joué en premier via le capital circulant, plus que via le financement du capital fixe. Le poids du commerce extérieur dans l’économie Britannique du dix-neuvième siècle pose la question de l’importance d’une catégorie de crédits, les crédits à l’exportation. Le dix-neuvième a vu la croissance des financements des exportations par prêts, ces prêts rencontrant l’engouement aussi bien des banques que des entreprises. A partir de la mi-dix-neuvième siècle, le role historiquement joué par l’escompte connait un déclin relatif, concrétisé par un financement des exportations par prêts devenant dominant dans l’actif des banques. La prolifération des banques, malgré les crises récurrentes, et la concurrence interbancaire qui en a découlé, ont joué dans le sens d’une réduction du rationnement au niveau du financement des exportations. La pression sur le rationnement est d’autant plus notable que les structures de l’assurance-crédit à l’exportation n’ont commencé à s’affirmer qu’en fin de dix-neuvième siècle, et n’ont commencé à bénéficier du soutien de l’Etat qu’après la première guerre mondiale. Malgré cela, les marchés proches des pays d’Europe continentale ont été dépassés en direction des marchés géographiquement éloignés, en principe caractérisés par un niveau de risque plus élevé. L’interaction entre l’élargissement des débouchés à l’exportation et la croissance de la production a bénéficié de l’appui d’une offre de crédits à l’exportation relativement peu sensible au risque. D’où la possibilité de parler de révolutions industrielle, financière, et commerciale. Du point de vue institutionnel, si l’Etat a essentiellement agi dans le sens de l’élargissement de l’accès aux marchés pour les exportations Britanniques, la banque d’Angleterre a, pour sa part, rempli le rôle vital de préteur ultime, permettant de maintenir le flux de financement en direction des entreprises, via le refinancement des banques.

  • Titre traduit

    Export credits and Industrialization in Great Britain in the nineteenth century


  • Résumé

    The industrial revolutions were characterized by a role of banks played mainly via the circulating capital, rather than via the financing of fixed capital. The weight of the foreign trade in the nineteenth century British economy raises the question of the importance of a category of credits, the export credits. The nineteenth century saw the growth of loan-financed exports, these loans meeting the craze of banks as well as that of companies. From the mid-nineteenth century, the role historically played by the discount witnessed a relative decline, concretized by a financing of the exports by loans which became dominant among bank activities. The proliferation of banks, in spite of the recurring crises and the interbank competition which ensued from it, resulted in a reduction of the rationing at the level of exports financing. The pressure on the rationing is more considerable than the structures of export credit-insurance began to assert themselves only at the end of nineteenth century, and began to benefit from state support only after World War I. Nevertheless, markets close to countries of continental Europe were exceeded in the direction of geographically remote markets, usually characterized by a level of higher risk. The interaction between export outlets extension and production growth benefited from the support of an export credits offer relatively less risk sensitive. Hence the possibility to speak about industrial, financial and commercial revolutions. From an institutional point of view, if the state has essentially acted in favor of the extension of access to markets for the British exports, the Bank Of England has played, for its part, the vital role of ultimate lender, allowing to maintain the flow of financing in the direction of companies, via the refinancing of banks.

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