Les genres du prétoire : chronique judiciaire et littérature au XIXe siècle

par Amélie Chabrier

Thèse de doctorat en Littérature francaise

Sous la direction de Marie-Ève Therenty.

Le président du jury était Corinne Saminadayar-Perrin.

Le jury était composé de Marie-Ève Therenty, Corinne Saminadayar-Perrin, Adeline Wrona, Paul Aron, Dominique Kalifa.

Les rapporteurs étaient Adeline Wrona, Paul Aron.


  • Résumé

    Au XIXe siècle, différents genres du prétoire apparaissent pour représenter les procès, devenus publics avec la Révolution. À partir de 1825 avec le premier quotidien judiciaire, la Gazette des tribunaux, cette médiatisation du tribunal ne cesse de prendre de l’importance, aussi bien dans les journaux politiques que plus tard dans la presse bon marché et en 1887 leSyndicat de la Presse Judiciaire est fondé. Le genre journalistique repose sur deux prototypes : le grand compte rendu sténographique pour la cour d’assises et la petite chronique comique pour les débats de police correctionnelle. Non dépourvu de potentialités littéraires, celles-ci sont développées au cours du siècle dans des avatars de l’article venantenrichir sa poétique. Une presse spécialisée non quotidienne avec des titres comme L’Audience (1839) ou Le Tribunal illustré (1879) se révèle particulièrement innovante. De plus l’influence d’autres genres se fait sentir : la « cause célèbre du jour » désigne la chaîne médiatique entre fait divers et compte rendu qui se forme lors de procès retentissants, la« nouvelle chronique judiciaire » des années 1880 naît au confluent du compte rendu et du reportage, tandis que des rubriques comme les « souvenirs judiciaires » oscillent entre histoire et fiction. Enfin la rencontre des trois champs, littéraire, médiatique et judiciaire entraîne la création de « fictions du prétoire », prenant à la fois le procès pour objet et structure. On retrouve celles-ci dans différents domaines, la littérature panoramique, le roman mais aussi le théâtre.

  • Titre traduit

    Court genres : court chronicles and literature in the 19th century


  • Résumé

    In the 19th Century, new Court genres appeared to represent trials, which became public after the Revolution. Since 1825 when the first Court newspaper the Gazette des tribunaux was created, the popularization through the media of the Court became more and more successful, first in political newspapers, then later at the end of the century in cheap newspapers and in 1887 when the Court Press Union was founded. The newspaper genre is based on two prototypes: the stenographic report of the Crown Court and the comic little chronicle for the debates of the magistrate’s Court. They contained literary qualities, which were developed during the century in some changes of the article, which enriched her poetics. A specializedpress, which was not daily, entitled L’Audience (1839) or Le Tribunal illustré (1879) turned out to be very innovative. But other genres were also influential: the “ cause célèbre du jour” was a media chain between a “fait divers” and a report created during resounding trials; the new “ Court chronicle “ of the 1880s appeared between a review and a report and some columns like « les souvenirs judiciaires » were situated between History and Fiction. Finally, when the literary, media, and Court fields met, it created the « court fictions », in which trial was at the same time the main subject and the structure. We find them in different fields: in panoramic literature, in novels and also in plays.


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