Langage, nation et identité : la construction de la nation en Colombie au XIXe siècle

par Vladimir Nuñez camacho

Thèse de doctorat en Sciences du langage

Sous la direction de Carmen Alén Garabato.

Soutenue le 10-07-2013

à Montpellier 3 , dans le cadre de École doctorale 58, Langues, Littératures, Cultures, Civilisations (Montpellier ; ....-2014) , en partenariat avec DIPRALANG (Montpellier) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Henri Boyer.

Le jury était composé de Carmen Alén Garabato, Henri Boyer, Christian Lagarde, Alain Brossat.


  • Résumé

    Le présent travail est consacré à l’étude de la construction de la nation en Colombie au XIXe siècle, sujet qui a été traditionnellement étudiée par des historiens et dont le thème de la langue nationale est complètement négligé. Cette problématique est liée au fait que les scientifiques du langage en Colombie n’ont jamais traité le problème de la langue et sa relation avec la nation c’est pourquoi cette nécessité s’impose. Une deuxième préoccupation concerne le rôle des grammairiens-politiciens dans la conformation de la nation. L’élite éclairée qui a participé à l’indépendance et celle d’après qui a fondé la nation ont choisi le modèle de nation européen, et en même temps ont développé une stratégie où le mécanisme administratif colonial espagnol est remplacé par d’autres mécanismes de colonisation interne, que j’appelle d’endo-colonisation. La période d’étude de cette recherche commence en 1770 par l’édit royal du 10 mai qui interdit l’usage des langues autochtones dans tout le royaume espagnol, en passant par la création de l’Académie Colombienne de la Langue Espagnole en 1871, première Académie correspondante de l’Académie Royale Espagnole dans le monde jusqu’à 1886 année de la promulgation de la Constitution nationale qui a dominé le panorama politique Colombien au XXe siècle. L’étude de cette longue période implique l’élaboration d’une méthode d’analyse basée sur la combinaison de la méthode archéologique, généalogique et l’analyse du discours. Elle implique aussi une réflexion sur les rapports pouvoir-savoir et sur la production de subjectivités, qui interrogent notre passé à partir du présent.

  • Titre traduit

    Language, nation and identity : the construction of the nation in Colombia in the nineteenth century


  • Résumé

    This work is devoted to the construction of the nation in Colombia in the nineteenth century. This subject has been traditionally studied by historians who had neglected the national language theme related to the fact that language scientists in Colombia have never studied the relationship between nation and language. That’s why the need arises.A second concern is the role of grammarians-politicians in the conformation of the nation. The enlightened elite who participated in the independency and that who succeeded founding the nation chose the European nation model and at the same time developed a strategy where the Spanish colonial administrative mechanism is replaced by other internal colonization mechanisms that I call endo-colonization. This study examines the period between 1770 when the royal decree of May 10th prohibits the use of natives languages throughout the Spanish kingdom; going through the creation of the Colombian Academy of the Spanish Language in 1871 corresponding the Royal Spanish Academy, until the 1886 Constitution, which dominated the Colombian political landscape of the twentieth century. This study of this period involves the development of an analytical method based on the combination of archaeological, genealogical and discourse analysis method. It also involves a reflection about the relation power-knowledge and the production of subjectivities that interrogates our past from the present.

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